Dimanche 22 mars 2009 récit de Pablo Emilio Moncayo.
Des milliers de personnes ont marche avec le Professeur Moncayo a El Banco
Hier, plus de cinq milles personnes ont accompagné le « Caminante por la Paz »
durant sa marche et ont défilé le long des principales rues de la ville pour répudier la prise d’otages et la violence et exiger la libération de tous les séquestrés. Cette marche fut soutenue
par la présence des différentes corporations, toutes les institutions éducatives et personnalités de la ville.
La marche démarra, après le rassemblement initié par le Professeur Gustavo MONCAYO
et les autorités municipales, de « la cancha La Canderlaria » de la municipalité de El Banco remontant toute l’avenue principale jusqu’à l’arrivée à la Plaza Roja, au rez-de-chaussée du Palacio
municipal.
Une fois la longue marche terminée, plusieurs points de collecte de signatures avec
les formulaires de la Registraduria ont été installés, formulaires avec lesquels le « Caminante » cherche à faire avancer un référendum pour obtenir l’Echange Humanitaire.
Le Professeur Gustavo MONCAYO est de « Marcheur pour la Paix» devenu « Navigateur
pour la Paix », ou mieux dit « Navigateur pour le Referendum pour l’Echange Humanitaire », en embarquant dans un canot avec lequel il parcouru une grande partie du fleuve Magdalena et arrivant
jusqu’au vieux port où il collecte les signatures et d’où il partira en fin de mâtinée, aujourd’hui, vers la ville de Bogota.
Depuis la capitale, Bogota, il partira dans les jours prochains pour se rendre à
Riohacha et de là commencer la marche, en passant par Santa Marta, longeant toute la Troncal jusqu’à arriver à Cartagena. Le Professeur MONCAYO en communication avec EL INFORMADOR depuis le sud,
dit « la vérité est que nous sommes en train de chercher l’Echange Humanitaire pour la liberté de tous les otages, nous sommes reconnaissants du soutien que nous a offert la municipalité de El
Banco, nous n’avions pas pensé que les gens nous accompagnerait de cette manière, c’est très réconfortant d’être ici ».
El Informador
RECIT DE MON PERIPLE
"Référendum pour l’Echange Humanitaire" Bonjour, Marcheurs : le périple continue, et
je veux vous en faire un bref résumé :
1 – Après avoir quitté Neiva, nous avons passé la nuit dans l’Espinal. Un grand
nombre de personnes nous ont souhaités la bienvenue. Nous avons marché du port au centre de la ville avec des cerf volants et des chœurs très intéressants, chantant en chœur des vivas à l’Accord
Humanitaire, nous sommes allés au temple, après à l’hôtel, et bien sûr je me suis levé le matin avec plus de cent piqûres de moustiques sur chaque bras.
Le jour suivant, j’ai visité deux Institutions, très importantes, où nous avons
partagé avec les étudiants et les enseignants.
Au port, nous attendait le prêtre qui fit une prière et bénit le
canot.
2 – Sortie de l’Espinal jusqu’à Girardot comme étape intermédiaire, et après
nous continuâmes le voyage jusqu’à Coello.
Là, nous fûmes reçus par la délégation de la mairie municipale, dirigée par les deux
filles de monsieur le maire.
Ils nous proposèrent tout l’appui nécessaire, et la possibilité de réparer le canot,
comme ce fut très compliqué, et que le conducteur déclara que le moteur risquait d’être cassé, on arrêta momentanément, pendant ce temps nous retournâmes à Ibagué, à la recherche de solutions,
comme partie de la logistique à suivre.
Nous avons été à l’Université de Tolima, là-bas quelques étudiants s’engagèrent à
continuer de collecter plus de signatures du Référendum pour l’Echange Humanitaire.
J’ai envoyé une communication officielle à la Junta Directiva et ade SIMATOL, qui
autorisa les photocopies du Referendum pour l’Echange Humanitaire.
Nous avons visité un autre lieu important, les installations du SENA, avec SINDESENA
qui nous accueillit de la même façon.
Au total, nous avons recueilli plus de huit cents signatures de 11h du matin jusqu’à
12h, et après le soir dans l’auditorium du Ministère de l’Intérieur en hommage à la FEMME où j’ai été invité à donner un message, nous sommes arrivés à réunir plus de huit cents signatures au
cours de la manifestation.
3 – 10 mars 2009
Nous sommes allés à Honda par la voie terrestre, M. le Maire, M. Carlos Arce, très
sage, nous offrit son hospitalité et planta une tente sur la place face à la mairie, ils collectèrent plus de cinq cents signatures, et là se forme un comité d’appui. Nous fûmes interviewés par
Ply Music.
4 – 11 mars 2009
J’ai bavardé avec les étudiants de deux centres éducatifs.
5 – 12 mars 2009
Nous arrivâmes à Dorada où nous fûmes reçus par les agents de la Police Nationale ;
nous sommes allés parler avec le Maire qui dit qu’il ne peut pas participer à l’hébergement et au carburant, il nous manquait le canot. Le lendemain, jour du départ, le Maire n’avait pas laissé
d’instruction.
Je fis connaissance de personnes qui soutiennent la collecte de signatures et, avec
leur aide, nous transportâmes le canot appartenant à DCC.
6 – Nous avons voyagé jusqu’à Puerto Boyaca, ils nous attendaient avec une «
papayera », plateforme.
M. le Maire, M. Hernando Muneton Bustamente,s’est montré à la hauteur, l’hébergement
à l’hôtel Don Sixto. Il nous a fait visité la Mairie, le Conseil Municipal, le Colisée.
Invité d’honneur à l’occasion de l’ouverture du IIIème Festival
Equestre.
Il fit photocopier la plus grande quantité de formulaires pour la collecte de
signatures.
Il nous invita à rester un jour de plus à Puerto Boyaca, aujourd’hui 15 mars 2009,
après le petit déjeûner il nous accompagna avec sa femme jusqu’au port avec un défilé de « zanqueros », il nous procura un moyen de transport, un canot de la police, sa collaboration est très
admirable.
Nous avons voyagé jusqu’à Puerto Berrio, en passant par le port Nare Antioquia nous
avons voulu saluer les pêcheurs et en quelques minutes il se remplit de personnes, des jeunes, des enfants, des femmes et des hommes, ils improvisèrent un défilé et nous emmenèrent jusqu’au parc,
je fus invité à une station radio, ils ont collecté plus de vingt listes, ils nous offrirent le déjeuner, très bon, et nous continuâmes le voyage.
Aujourd’hui, nous sommes maintenant à Perto Berrio. Demain, nous continuerons vers
Barranca Bermeja.
Publié par Caminante de la Paz
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