Lundi 9 mars 2009

COLOMBIE •  Les excuses forcées du gouvernement 

 

Quarante-trois paysans dont trois mineurs originaires de Puerto Bello, une localité de la région de Turbo, dans le nord de la Colombie, avaient été enlevés, le 14 janvier 1990, puis torturés et assassinés par un groupe de 60 paramilitaires armés jusqu'aux dents. A l'époque, l'armée présente dans le secteur avait fermé les yeux. Puis, sollicitée par les familles des victimes, elle avait refusé d'enquêter, rapporte Semana. L'hebdomadaire affirme que c'est un des "plus importants cas de disparition de l'histoire colombienne".

Dix-neuf ans après les faits, la Cour interaméricaine des droits de l'homme a obligé l'Etat colombien à faire des excuses publiques et à indemniser les familles des victimes. "Nous condamnons ces actes et avons honte qu'ils aient eu lieu contre une population innocente, ce pourquoi nous vous demandons pardon, à vous, les pères, mères, fils, filles, frères et sœurs, épouses et compagnes [des victimes]. Nous regrettons de n'avoir pas écouté vos voix et de vous avoir fait passer par ce long chemin avant d'obtenir justice", a déclaré le ministre de la Défense, Juan Manuel Santos, devant les familles des victimes. Les corps de 37 des victimes n'ont jamais été retrouvés, les autres étaient affreusement mutilés. Le chef paramilitaire Fidel Castaño – aujourd'hui disparu – avait ordonné cette opération en représailles d'un vol de 42 têtes de bétail par la guérilla. La Cour interaméricaine des droits de l'homme a estimé dans son jugement que l'Etat avait créé une situation de risque pour la population de Puerto Bello en ne prenant pas les mesures opportunes pour désactiver les groupes paramilitaires qui opéraient dans la région et qu'il avait ensuite failli à son devoir de garantir le droit d'accès à la justice. 

Par alain boyer - Publié dans : info - Communauté : libération des otages
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Dimanche 8 mars 2009


DE “MARCHEUR POUR LA PAIX” A “NAVIGATEUR POUR LA PAIX

 

Samedi dernier, le Professeur Gustavo MONCAYO est passé du statut de « Marcheur pour la Paix » à celui de « Navigateur pour la Paix », ou plus exactement à celui de « Navigateur pour le Referendum pour l’Echange Humanitaire », en embarquant dans une barque construite (spécialement pour lui) et offerte par un humble pêcheur du Chicoral pour démarrer un nouveau périple à travers le pays.« Je n’ai jamais cessé de marcher pour cette cause et je continuerai de le faire jusqu’au moment où je verrai mon fils libéré ainsi que tous les autres otages » dit Gustavo MONCAYO dont la traversée le long du fleuve Magdalena est soutenue par des organisations humanitaires comme celle de HUIPAZ chargée de la logistique nécessaire pour le succès de cette action.Hier, vers 1 heure de l’après-midi, Gustavo MONCAYO partit de la sud occidentale ville de Neiva, la capitale du département de Huila qu’il considère comme une zone emblématique, à destination de la localité du nord d’El Banco pour collecter plus de 180.000 signatures nécessaires pour que le groupe promoteur de la consultation populaire, mené par lui, soit reconnu et approuvé.Après la remise de ces signatures à la Registraduria Nacional del Estado Civil à Bogota, Gustavo MONCAYO bénéficiera de 6 mois pour collecter 1.400.000 signatures nécessaires pour appuyer la convocation à un référendum pour établir constitutionnellement un Echange Humanitaire entre les acteurs du conflit.Gustavo MONCAYO expliqua que le voyage par le fleuve Magdalena est une action pour éviter que le pays « n’oublie pas » le reste des personnes qui sont toujours dans la jungle, après la libération d’une dizaine de prisonniers politiques que les FARC gardaient en leur pouvoir.Le Professeur MONCAYO emporte avec lui des boîtes contenant des milliers de formulaires officiels de la Registraduria pour collecter des signatures à chaque étape de la traversée dans les différentes villes du pays.« J’espère que le Peuple colombien sera solidaire de la cause, ainsi que de ceux qui sont dans la jungle colombienne criant pour leur liberté » souligna Gustavo MONCAYO.A l’arrivée à El Banco, il continuera immédiatement sa marche qui le conduira à Riohacha, Monteria, Barranquilla, Santa Marta, Medellin et se terminera à Bogota après 2 mois de voyage.Le « Navigateur pour le Referendum pour l’Echange Humanitaire » et ses accompagnants espèrent que cette initiative soit bien accueillie aussi bien par le Gouvernement que par les FARC.Nous voulons seulement que les acteurs du conflit ne continuent pas à faire payer ces quotas de sang aux Colombiens et que le nécessaire soit fait pour que nous ne continuions pas à sacrifier plus de fils, frères et pères à ce conflit absurde » dit Gustavo MONCAYO.

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Mardi 10 février 2009

Patrick Markey, version française Pascal Liétout

Les Farc veulent libérer d'autres otages

 

 

Les Farc, qui ont relâché la semaine dernière six personnes dont leur dernier otage politique, souhaitent laisser partir d'autres captifs en échange d'une libération de plusieurs des leurs par Bogota.Les guérilleros ont libéré jeudi l'ancien député Sigifredo Lopez, après avoir auparavant remis à la Croix-Rouge un ancien gouverneur et quatre membres des forces de l'ordre.

"Nous espérons que ce geste ouvrira la voie à un accord d'échange qui est bloqué par le gouvernement", déclarent les Forces armées révolutionnaires de Colombie dans un communiqué publié aujourd'hui sur le site internet de la sénatrice de gauche Piedad Cordoba, qui fait office de médiatrice avec le gouvernement."Toute la Colombie veut pouvoir fêter un accord bilatéral visant à libérer les prisonniers détenus à la fois dans les prisons du régime et dans les montagnes", ajoutent les Farc.Au plus fort de sa mainmise, la guérilla contrôlait une partie importante du territoire colombien, mais elle a depuis perdu du terrain sous l'effet de la politique du président Alvaro Uribe, soutenue par les Etats-Unis. Trois de ses chefs sont morts l'an dernier et des désertions croissantes frappent ses rangs.Mais la guérilla reste bien implantée dans les zones rurales du pays et Bogota lui a attribué récemment deux attentats à la bombe qui ont tué quatre personnes. Elle détiendrait encore 22 militaires ou policiers et des centaines de civils.En juillet, une audacieuse opération des services spéciaux colombiens avait permis de libérer la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, détenue depuis février 2002, ainsi que trois otages américains.

 

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Jeudi 5 février 2009

l'otage de la guérilla des Farc Sigifredo Lopez libéré Il y a
1 heure


L'otage de la guérilla colombienne des Farc, Sigifredo Lopez, a été libéré jeudi dans le sud de la Colombie, après sept ans de captivité, a annoncé le Comité international de la Croix-Rouge. "Ce matin (jeudi, ndlr) dans un secteur rural du département de Cauca, les Farc-Ep ont remis l'ex-député Sigifredo Lopez à la sénatrice Piedad Cordoba et à des délégués du CICR", a annoncé peu après 12h30 (17h30 GMT) le porte-parole du CICR Yves Heller. Le porte-parole s'exprimait à Cali (500 km au sud-ouest de Bogota), d'où avait décollé, vers 8h50 (13h50 GMT), un hélicoptère du CICR vers un lieu tenu secret où l'otage devait être libéré. Sigifredo Lopez est le sixième otage de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) libéré depuis dimanche, conformément à un engagement pris par le groupe armé, le 21 décembre, de relâcher sans contrepartie six de ses 28 otages "politiques". Sigifredo Lopez, 45 ans, avait été enlevé le 11 avril 2002, avec un groupe de onze autres députés du département du Valle (sud-ouest) dont il est le seul survivant. Ses onze "frères", comme il les avait surnommés, auraient été tués le 18 juin 2007 par des guérilleros qui croyaient qu'une attaque de l'armée sur leur campement était imminente. L'ancien député avait survécu, ayant été séparé du groupe quelques jours plus tôt, en raison d'une maladie. Après ces six libérations, les Farc détiennent encore 22 otages dits "politiques", c'est-à-dire échangeables de leur point de vue contre des combattants de la guérilla incarcérés. Après la libération mardi de l'ancien gouverneur du département de Meta (centre) Alan Jara, Sigifredo Lopez était le dernier civil de ce groupe d'otages, qui ne compte plus que des militaires et des policiers. La guérilla détient encore par ailleurs des centaines d'anonymes (350 à 700, selon les estimations) pour lesquels elle exige des rançons.
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Mardi 3 février 2009

Libération d'otages

le processus retardé après une polémique.

 

L'opération de libération d'otages des Farc reprendra mardi, selon la médiatrice

Lundi, "il n'y aura pas de sortie" pour récupérer un otage, "mais l'opération reprendra le plus vite possible", a déclaré le porte-parole du CICR en Colombie, Yves Heller, à la presse à Villavicencio (100 km à l'est de Bogota), d'où devait partir un hélicoptère pour aller chercher dans un lieu tenu secret Alan Jara, un ex-gouverneur enlevé par la guérilla en 2001.La sénatrice d'opposition Piedad Cordoba, désignée comme principale intermédiaire du processus, a pour sa part annoncé que l'opération reprendrait mardi, avec un décollage d'hélicoptère prévu à partir de 08h00 (13h00 GMT).La sénatrice s'est aussi adressée directement à la guérilla des Farc, avec laquelle, a-t-elle dit, elle n'avait d'autre moyen de communiquer et lui a annoncé que "le processus a été suspendu mais se poursuivra demain".Elle a précisé qu'Alan Jara devrait en principe recouvrer la liberté mardi à la mi-journée, suivi jeudi de l'ancien député Sigifredo Lopez, enlevé en 2002.Alan Jara devait au départ être libéré lundi selon un processus en trois étapes, qui avait commencé dimanche par la libération de quatre autres otages politiques des Farc et devait se terminer avec celle, mercredi, de Sigifredo Lopez.

Les quatre premiers otages, trois policiers et un soldat, ont bien été libérés dimanche, mais l'opération s'est accompagnée d'une polémique entre des membres de la commission chargée de les récupérer et le gouvernement.

Un des membres de la commission dirigée par la sénatrice Piedad Cordoba (Parti libéral), Jorge Enrique Botero, a accusé publiquement l'armée colombienne de ne pas avoir respecté les garanties de sécurité prévues pour le processus, en effectuant des survols au-dessus de la zone de remise en liberté des quatre otages. Selon lui, ces survols ont failli la faire capoter.

Le gouvernement a pour sa part estimé que ces déclarations violaient l'obligation de discrétion absolue convenue entre les parties.

Dimanche soir, le président colombien Alvaro Uribe a annoncé qu'il n'autorisait plus d'autre médiation que celle du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), alors que la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) avait spécifiquement exigé la présence d'une commission dirigée par Mme Cordoba.




 

Les trois policiers libérés. De gauche à droite, Juan Fernado Galicia, Alexis Torres Zapata et Walter Lozano.

(Photo: Reuters)

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Dimanche 25 janvier 2009

Chavez et Uribe réconciliés pour faire face à la crise économique

 
Le président vénézuélien Hugo Chavez et le colombien Alvaro Uribe se sont réunis samedi à Cartagena (Colombie) pour mettre en place un plan de travail commun face à la crise économique, enterrant définitivement la hache de guerre après les tensions de l'année 2008"Je me sens Colombien", a dit le président vénézuélien au terme d'une conférence de presse au cours de laquelle le socialiste Chavez et le conservateur Uribe ont rivalisé de courtoisies mutuelles.

Moins d'un an après la plus sévère crise diplomatique entre les deux pays, entraînée notamment par le bombardement par l'armée colombienne d'un camp de la guérilla des Farc en Equateur, allié du Venezuela, Hugo Chavez et Alvaro Uribe ont annoncé la création d'une "commission économique" commune "pour mettre en place de nouveaux instruments" qui permettent de propulser encore les échanges commerciaux."La question économique n'est pas virtuelle, c'est une menace qui commence à frapper fort", a admis le président Hugo Chavez, dont le pays, premier exportateur de pétrole d'Amérique latine, est durement touché par la chute des cours de l'or noir.Le Venezuela et la Colombie, qui partagent une frontière longue de 2000 km, sont très liés économiquement, avec des échanges qui ont atteint 7,5 milliards de dollars en 2008.

Le Venezuela est le deuxième marché d'exportation pour la Colombie après les Etats-Unis. L'objectif des deux pays est de porter en 2009-2010 les échanges à dix milliards de dollars, a précisé le dirigeant socialiste.Bogota et Caracas ont également convenu lors de cette réunion de créér plusieurs fonds d'aide aux micro-entreprises, au financement d'infrastructures et un fonds "stratégique" destiné à encourager les investissements.Ils ont annoncé s'être donné rendez-vous en avril au plus tard pour concrétiser ces projets.Hugo Chavez et Alvaro Uribe ont parachevé leur réconciliation en annonçant la nomination de deux nouveaux ambassadeurs, au curriculum très centré sur les questions commerciales: l'ex-ministre vénézuélien du Commerce extérieur Gustavo Marquez, pour Caracas, et la directrice de la chambre de commerce colombo-vénézuélienne Maria Luisa Chiappe, pour Bogota.Les deux présidents avaient entammé en juillet 2008 lors d'un sommet au Venezuela une "nouvelle étape" de leurs relations, après un début d'année mouvementé.

En novembre 2007, Alvaro Uribe avait mis abruptement fin à une mission de médiation auprès des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) confiée à son homologue, en l'accusant d'être trop favorable à la guérilla.En mars 2008, les relations s'étaient davantage tendues après le bombardement par l'armée colombienne d'un camp des Farc en territoire équatorien. M. Chavez, allié de l'Equateur, avait envoyé des soldats sur sa frontière avec la Colombie et rappelé son ambassadeur à Bogota.

Samedi, ils ont soigneusement évité les sujets délicats pour l'un ou l'autre.

Hugo Chavez a ainsi assuré qu'il ne soutenait aucun "mouvement subversif" colombien, et a refusé de prendre position sur la querelle opposant Bogota à Quito, qui refuse toujours de reprendre ses relations diplomatiques avec la Colombie, rompues depuis le bombardement. "Il faut beaucoup de prudence sur le sujet", a dit Hugo Chavez.Alvaro Uribe a pour sa part refusé de commenter le référendum qui sera organisé à la mi-février au Venezuela sur un amendement constitutionnel permettant la réelection illimitée d'Hugo Chavez, au pouvoir depuis 10 ans."Il s'agit d'une question de démocratie interne", s'est-il limité à dire, alors qu'en Colombie un projet de référendum est aussi à l'étude pour permettre à Alvaro Uribe de se représenter à l'issue de son deuxième et en principe dernier mandat, en 2010.

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Jeudi 22 janvier 2009

Diminution des  homicides en Colombie en 2008.

 

Quelque 16 000 personnes ont été victimes d'homicides en Colombie en 2008, le chiffre le plus bas depuis les 30 dernières années, selon la police colombienne, un bilan qui reste tout de même très élevé par rapport à d'autres pays de la région et du monde. Selon la police, 16 140 personnes ont été tuées en 2008 contre 17 198 en 2007 et près de 29 000 en 2002, soit 33 morts violentes pour 100 000 habitants.

Ce bilan place la Colombie au-dessus de la moyenne en Amérique latine (25,9 homicides pour 100 000 habitants) et en Amérique centrale (29,3), selon un rapport publié en septembre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui estime que l'indice devient «tolérable» lorsqu'il est inférieur à cinq.

A titre de comparaison, en 2007 aux Etats-Unis la police fédérale a fait état de 16 900 homicides mais pour la totalité de sa population, soit  300 millions de personnes. La Colombie compte 44 millions d'habitants. Dans le pays, Cali, capitale du département du Valle del Cauca (500 km au sud-ouest de Bogota), est la ville la plus dangereuse, avec un taux de 66 homicides pour cent mille habitants, selon la police.









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Mardi 20 janvier 2009
Zenaida Rueda, a quitté les FARC en compagnie d'un otage dont elle avait la garde.

 

 
Zenaida Rueda, 37 ans, veut retrouver ses enfants et retourner à l'école, le rêve de tout guérillero déserteur. Le 2 janvier,elle a quitté les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), en compagnie d'un otage dont elle avait la garde. Le montant de la récompense, qui lui sera versé dans le cadre de la politique d'incitation à la désertion, est à l'étude, a précisé le ministre de la défense colombien, Juan Manuel Santos.Zenaida, un beau visage et la voix calme, a passé la moitié de sa vie dans le maquis. "A l'époque, la guérilla voulait que chaque famille paysanne donne un enfant", a-t-elle expliqué à la radio. Sa soeur aînée avait un enfant, ses frères étaient trop jeunes. C'est donc elle qui prend le maquis en 1991, sans conviction apparemment.

Sous le surnom de "Miryam", elle apprend le maniement du fusil mitrailleur, tombe amoureuse puis enceinte et accouche d'un garçon. "J'ai eu de la chance, le commandant du groupe où je me trouvais ne m'a pas obligée à avorter, mais j'ai dû laisser mon enfant à une famille de là-bas", raconte-t-elle. "Vous l'avez donc abandonné ?", interroge la journaliste. "Dans la guérilla, ce n'est pas comme dans le civil. Les femmes ne peuvent pas élever leurs enfants. C'est la règle. Evidemment ce n'est pas compréhensible - tous les animaux s'occupent de leurs petits -, mais on n'a pas le choix", répond Zenaida. Elle a appris un jour que le père de son premier enfant avait été fusillé par ses compagnons d'armes, pour tentative de désertion.En 2002, Miryam tombe à nouveau enceinte. Elle a rencontré Gustavo dans un "hôpital" de la guérilla, au fond de la jungle. Elle souffrait de paludisme, lui avait été blessé au combat. Leur bébé, Diego Andres, a été lui aussi confié à une famille du coin.

DÉSENCHANTÉE

Commerçant aisé, Juan Fernando Samudio a été séquestré en mai 2007, dans le sud de Bogota. Sa famille a, semble-t-il, payé plusieurs fois les sommes exigées pour sa libération par les FARC, mais sans succès. Au printemps 2008, Miryam est assignée à sa surveillance. Juan Fernando la trouve désenchantée et fatiguée. La confiance s'établit doucement.

A la radio, ils entendent raconter l'exploit d'un guérillero qui, en décembre 2008, est parti vivre à Paris après avoir déserté avec un otage détenu depuis huit ans. Miryam et Juan Fernando planifient ensemble leur évasion. Connaissant la région, elle attend d'être "pas trop loin" d'un poste militaire. Il leur faudra dix heures de marche pour y arriver. Les autorités veulent retrouver les enfants de Zenaida, aujourd'hui âgés de 17 et 5 ans. Selon le quotidien El Tiempo, Gustavo s'est manifesté samedi 10 janvier. Handicapé par sa blessure, et de ce fait autorisé à quitter la guérilla en 2003, il aurait confié Diego Andres à une tante. Une fois qu'elle aura récupéré ses fils, Zenaida ne veut pas partir en France. Elle préférerait Panama. Juan Fernando lui a raconté qu'"on y parlait espagnol comme en Colombie, qu'on y mangeait presque comme en Colombie et qu'il y avait la mer".

Marie Delcas

 

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Lundi 19 janvier 2009

Dix paysans enlevés en décembre libérés par les Farc .

Dix paysans enlevés selon les autorités par la guérilla colombienne des Farc, en décembre, ont été libérés dans un secteur montagneux non loin de Bogota, a-t-on appris jeudi de source policière.

«Nous avons des informations selon lesquelles ils ont été libérés et sont entre les mains de l'armée», a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police.

Les dix hommes auraient été abandonnés puis ont cheminé jusqu'à tomber sur des soldats, non loin de Sumapaz, au sud de la capitale colombienne, selon la presse locale.La plupart d'entre eux avaient été enlevés le 20 décembre à quelque 160 km au sud-est de Bogota, dans le département de Meta, alors qu'ils venaient de terminer un match de football.Selon les autorités ils ont été emmenés de force par six à huit hommes armés qui se sont présentés au moment du rapt comme des membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes). Le groupe a dans un premier temps enlevé neuf personnes puis un dixième paysan, trouvé sur le chemin, selon la police, qui précise que depuis plusieurs années les Farc étaient absentes de cette région.La guérilla des Farc, fondée en 1964, compte encore entre 7.000 à 10.000 combattants, selon les estimations, actifs principalement dans le sud et le sud-est de la Colombie.Elle détiendrait encore 350 à 700 otages enlevés afin d'exiger une rançons et 28 otages dits «politiques», capturés pour les échanger contre des guérilleros appréhendés par les forces de l'ordre.

Source: AFP

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Lundi 19 janvier 2009
Récuperer le corps de son fils pour faire son deuil…

 

 

La mère du policier Julian Ernesto Guevara, mort en captivité, a pu récupérer le journal de son fils écrit au cours de sa détention aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).Le quotidien El Espectador a publié dans son édition dominicale quelques extraits de deux journaux, environ 100 pages chacun, dans lesquels le policier décrit sa longue détention ainsi que les cours d'anglais et de russe enseignés par un autre otage.Ces journaux sont parvenus à Emperatriz Castro, la mère de Julian Ernesto Guevara, par l'intermédiaire d'un autre policier également otage des Farc et libéré le 2 juillet dernier avec 14 autres personnes par une opération militaire.

Guevara, 43 ans et cinquième de neuf enfants, a été détenu par les FARC en Novembre 1998 lors d'une attaque.

Suite à de longues marches imposées par les rebelles et ayant cessé de s'alimenter, il est tombé malade. Il décède en janvier 2006 et son corps n'a pu être récupéré.".

La mère du policier a tenté à deux reprises de rencontrer les rebelles des FARC capturés dans l'opération de sauvetage en Juillet dernier, afin d'obtenir des indices sur l'endroit où se trouve le cadavre de son fils.

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Jeudi 15 janvier 2009

Bogota : moin de voitures pour une bonne qualité de vie.

 

 

Bogota prône désormais la fin du “tout automobile”. Avec la mise en place d’un concept prometteur de gestion du trafic urbain, la ville a pu libérer la mégalopole colombienne de l’encombrement quotidien automobile…

Bogota en Colombie. 2600 mètres d’altitude, près de 8 millions d’habitants. Caractérisée jusqu’alors par un trafic chaotique, responsable de 60% de la pollution, la ville se distingue aujourd’hui par un concept prometteur en matière de gestion du trafic urbain.

Le trafic automobile, réduit de 40%, est mieux géré grâce à l’adaptation des voies de circulation pendant les heures de pointe.

La mise en place d’un service de”métro de surface”, d’un service de bus sur voie rapide appelé Transmilenio et l’ouverture de 250 km de pistes cyclables (le plus long réseau dans un pays en développement) ont libéré la mégalopole colombienne des bouchons monstrueux qui l’asphyxiaient.

Les rues sont plus propres, mieux entretenues. Sans compter l’aménagement d’espaces verts le long d’un réseau de 202 km de routes et la création de nombreux parcs. Loisir et mobilité font partie intégrante de l’identité de la capitale colombienne.

Une expérience en matière de transport reconnue au niveau international qui ne cesse de faire des émules.

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Mercredi 14 janvier 2009

"Deux guérilleros se sont rendus avec deux personnes enlevées.

 

Deux nouveaux combattants de la guérilla colombienne des Farc se sont rendus mardi à la police avec des otages, ce qui porte à quatre le nombre de désertions de ce type depuis la fin octobre, a-t-on appris de source officielle.

Les deux rebelles se sont rendus à des agents de l'unité anti-enlèvement de la police à Cubarral (160 km au sud-est de Bogota) en compagnie de deux otages âgés de 15 et 31 ans enlevés pour obtenir une rançon, a annoncé la responsable du parquet local, Maria Elisa Rocha.

"Deux guérilleros se sont rendus (...) avec deux personnes enlevées", a déclaré Mme Rocha à des médias colombiens. L'homme âgé de 31 ans, un commerçant de Villavicencio (département de Meta, à 95 km au sud-est de Bogota), avait été enlevé dans cette localité le 24 décembre, tandis que l'adolescent avait été capturé le 27. La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) réclamait une rançon de 455.000 dollars pour le premier et quelque 2,3 millions de dollars pour l'adolescent de 15 ans, a précisé Mme Rocha.

Le premier de ces quatre cas de désertion avec otage remonte au 26 octobre, où l'ex-parlementaire Oscar Tulio Lizcano, l'un des plus anciens prisonniers dits politiques des Farc --c'est-à-dire échangeables contre des guérilleros capturés par les autorités-- avait recouvré la liberté grâce à la fuite à ses côtés de son géôlier Wilson Bueno, alias "Isaza". Isaza avait pour ce geste obtenu une récompense de plus de 400.000 dollars et, avec l'accord de Paris, un visa de long séjour en France, où il s'est installé avec sa compagne le 10 décembre.

Dans les semaines qui ont suivi son départ, le ministère colombien de la Défense a diffusé des spots télévisés mettant en exergue l'exemple d'Isaza et appelant d'autres guérilleros à le suivre pour "changer de vie".

Le 3 janvier, une femme membre des Farc, Zenaida Rueda alias "Miriam", a pris la fuite avec un otage enlevé en 2007 pour lequel la guérilla demandait près de

2,3 millions de dollars. Elle a déclaré que l'exemple d'Isaza l'avait inspiré.

Source AFP

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Mercredi 14 janvier 2009

Bush décerne la plus haute distinction civile à Uribe, Blair et Howard

 

Le président sortant George W. Bush a décerné mardi une semaine avant son départ la plus haute distinction civile américaine à son homologue colombien Alvaro Uribe et aux anciens Premiers Ministres Britannique Tony Blair et australien John Howard. Lire la suite l'article

Lors d'une cérémonie à la Maison Blanche, M. Bush a remis la Médaille de la liberté à ces trois "dirigeants extraordinaires", qui sont aussi "trois bons amis".

Les trois hommes ont été ou sont parmi les plus sûrs alliés de M. Bush, en Amérique latine pour M. Uribe, dans la guerre en Irak pour MM. Blair et Howard.

"Chacun d'eux est l'ami véritable des Etats-Unis, qui a affronté des défis historiques avec une grande opiniâtreté et qui délivre un exemple durable des qualités d'un homme d'Etat chez soi et à l'étranger", a dit M. Bush.

Il a vanté "le courage personnel et la force de caractère immenses" exercés par M. Uribe dans un pays qui menaçait de devenir un "narco-Etat" quand il a pris ses fonctions.

Ces hommes sont "les amis chers des Etats-Unis d'Amérique. La chance de les connaître et de travailler avec eux a été parmi les grandes satisfactions de ma présidence. Je les respecte et je les admire", a dit M. Bush qui les a invités à lui rendre visite au Texas après qu'il aura quitté la Maison Blanche le 20 janvier.

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Vendredi 9 janvier 2009

Promu général Luis Mendieta, actuellement détenu par la guérilla.

 

 

 Caracol | 8 Janvier 2009

 
Les membres des forces de sécurité restent en otage ou ont été secourues ou libérés, mai montant au grade supérieur andalousie incidence sur le plagiat.

La norma cuya autora es la Representante a la Cámara por el partido de la U Lucero Cortés, favorece entre otros al Coronel Luis Mendieta, quien fue secuestrado por la guerrilla de las Farc hace más de diez años en Vaupés - Mitu.

La règle dont l'auteur est le représentant à la Chambre pour le parti de la U Lucero Cortés favorise notamment le colonel Luis Mendieta, qui a été kidnappé par les FARC depuis plus de dix ans dans Vaupés - Mitu.

La ley 1279 fue sancionada por el Presidente Álvaro Uribe Vélez, y firmada también por los ministros de Hacienda y de Defensa Nacional. 1279

La loi a été promulguée par le Président Álvaro Uribe Vélez, et signé par les ministres des Finances et de la Défense nationale.

“Los oficiales y suboficiales de la Fuerzas Militares que hayan sido víctimas del delito de secuestro, previa comprobación de los hechos por parte de la autoridad competente, serán ascendidos al grado inmediatamente superior al que ostentaban en el momento del secuestro, cuantas veces cumplan en cautiverio con el tiempo mínimo establecido como requisito para ascenso en los grados correspondientes del personal activo en la respectiva fuerza, de acuerdo a la reglamentación existente”, señala la Ley. "Noncommissioned

Les officiers et les officiers des Forces armées qui ont été victimes d'enlèvement, après vérification des faits par l'autorité compétente, sera promu à un grade supérieur à celui dont jouit, au moment de l'enlèvement, le plus souvent rencontré en captivité avec le minimum défini comme une exigence pour la promotion dans les grades correspondant à l'effectif de l'actif, conformément à la réglementation en vigueur », dit la loi.

En el segundo artículo, la norma fija la misma disposición para el caso de los miembros de la Policía Nacional.

Dans le second article, de la norme établie pour la même disposition pour les membres de la police nationale.

Además de los ascensos a los que ya tienen derecho estas personas, la nueva Ley también garantiza los dineros que les corresponden a los cautivos y sus familias durante el tiempo que estén secuestrados.

En plus de la promotion de ceux qui ont déjà le droit des personnes, la nouvelle loi garantit également que l'argent qu'ils sont en droit de les prisonniers et leurs familles alors qu'ils sont les otages.

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Lundi 5 janvier 2009

Mingas : contestation et réflexion

 




Lundi 5  janvier 2009, mis en ligne par Dial

 

La Colombie est souvent réduite au conflit qui oppose les Forces révolutionnaires armées de Colombie (FARC) et le gouvernement. Ce dossier constitué de deux articles cherche à présenter une autre facette de la vie nationale en évoquant les mobilisations des populations indiennes et afro-colombiennes pour défendre leurs droits. Les deux textes ont été rédigés par Susan Abad et publiés par Noticias Aliadas


  Les Indiens protestent contre un déni croissant de leurs droits.

 

Les mingas, ou marches, que des milliers d’Indiens ont réalisées en octobre et novembre en Colombie, parcourant 504 kilomètres du Sud-ouest du pays à Bogotá, ont de nouveau mis en relief « l’irrespect ancestral à l’égard des droits des ethnies et le génocide qui, loin de cesser, a connu une recrudescence sous le gouvernement [du président] Álvaro Uribe ».

C’est ce qu’a déclaré le sénateur Jesús Piñacué, représentant du département du Cauca au Congrès et membre de l’ethnie paez.

« Depuis qu’Uribe est arrivé au pouvoir, 1 253 Indiens ont été assassinés et 18 groupes sont en voie de disparition, dont les Juhup, les Yari, les Yamaleros et les Nukaks », affirme M. Piñacué, en s’appuyant sur des chiffres de l’Organisation nationale indienne de Colombie (ONIC). Les marches indiennes font également ressurgir le problème territorial que vivent les ethnies colombiennes et qu’« Uribe a traité d’une façon très maligne », ajoute Piñacué.

 

Territoire : un droit non reconnu

 

Le 18 octobre, Uribe a assuré, lors d’un conseil communal de gouvernement – on entend par là les réunions que le président tient avec les autorités locales et les communautés –, à Quetame (Cundinamarca), que les Indiens, qui représentent 2,2% de la population colombienne (44 millions) détiennent 27% du territoire colombien.

 « Le gouvernement signale que les Indiens possèdent 31,6 millions d’hectares – chiffre officiellement vérifié –, chose qu’il présente comme une concession faite par l’État à ces peuples. Mais la réalité est autre : en fait, l’État n’a pu leur retirer ces terres lors des processus de colonisation et d’expropriation forcée imposés aux peuples indiens », explique Juan Houghton, chercheur au Centre de coopération indienne.

 Il ajoute que « 90% de ces terres se trouvent dans des zones protégées – forêt amazonienne, forêts du Pacifique, savane de l’Orénoque et régions semi-désertiques de La Guajira, où, comme l’indique l’Institut amazonien de recherche scientifique (SINCHI), l’agriculture intensive est interdite, et où l’on exige des dynamiques de production extrêmement élaborées qui permettent, par exemple, de laisser reposer le sol compte tenu de sa qualité et de son acidité ».

 Le chercheur explique aussi que « les terres indiennes situées à l’intérieur des terres cultivables sont beaucoup plus petites et présentent une forte concentration de personnes par hectare » ; il cite notamment le cas de Córdoba, où les réserves des Zenus – qui sont au nombre de 146 916 selon le recensement de 2005 et titulaires de 14 314 hectares – cohabitent avec des propriétés appartenant à une seule personne, comme celle du président Uribe, de 2 000 hectares.

 

De son côté, le sénateur déclare que « le problème territorial est lié d’une part à la restitution de la propriété des terres, mais aussi à la reconnaissance du droit de gérer l’ensemble des terres et au droit que possède le peuple indien de les utiliser, de les faire fructifier et de choisir son mode de relation avec les ressources naturelles ».

« L’État ne reconnaît pas ce problème territorial, ajoute-t-il, et voit dans les Indiens des communautés minoritaires qui s’opposent à l’exploitation du sous-sol, du pétrole et d’autres richesses naturelles. »

L’article 329 de la Constitution politique de Colombie établit que les terres indiennes constituent des entités territoriales dotées d’une autonomie administrative, politique, culturelle et juridique, mais qu’un règlement est nécessaire pour modifier la division territoriale du pays. Cela implique une distribution des compétences des entités territoriales en matière de législation, de ressources et d’impôts.

 

À suivre Légalisation de la spoliation

(Dial - http://enligne.dial-infos.org)

 


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Par alain boyer - Publié dans : derniere minute - Communauté : libération des otages
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