Mardi 11 novembre 2008

Dossier !

 

La crise financière sur l´économie colombienne.

 

À l´instar des autres pays latino-américains, la crise financière internationale a eu un impact considérable sur l´économie colombienne.  Cet impact s´est vu aggraver, sur le plan national, par des protestations en série de syndicats et mouvements sociaux exigeant de meilleures conditions de vie et de travail face aux conséquences de la crise financière telles que l´augmentation du coût de la vie dans le pays et la diminution du pouvoir d´achat des familles, constatent des reporters d’AlterPresse. En même temps, au niveau international, des gouvernements et organismes de droits humains n´ont cessé d´accuser l´actuelle administration du président colombien Ávaro Uribe Vélez de commettre des abus et de cautionner des violations de droits humains contre sa population civile, dont les membres se convertissent de plus en plus victimes de la violence et sont forcés d´abandonner leurs maisons et même leur pays, dans le contexte de conflit interne armé entre l´État, la guérilla (principalement les Forces armées révolutionnaires de la Colombie, les Farc) et les paramilitaires.

 

Impact de la crise financière

Internationale sur l´économie nationale.

       
La diminution des flux de capitaux vers le pays, la raréfaction du crédit international, la chute des prix des matières premières exportées (pétrole, nickel, charbon, café…), l´augmentation du déficit commercial, la non-disponibilité de capitaux nécessaires pour financer ce déficit et la dévaluation de la monnaie locale (peso colombien) par rapport au dollar américain, constituent les principales conséquences de cette crise sur l´économie colombienne.
Comme corollaires, le taux de chômage a augmenté de 11% dans le pays, alors que le pouvoir d´achat des familles a diminué et la croissance économique a décéléré. Face à cette situation, le gouvernement colombien a pris des mesures pour « protéger les finances publiques », notamment par l´imposition de restrictions à l´octroi de crédits bancaires et le maintien de la stabilité des indicateurs macroéconomiques.        À souligner que les transferts d´argent provenant de la diaspora n´ont pas été affectés par la crise, mais ils ont plutôt augmenté par rapport à l´année dernière. Des analystes se demandent si cette augmentation n´est pas due au blanchiment d´argent, quand les transferts envoyés par les migrants ont accusé une baisse considérable dans presque tous les pays latino-américains.

 

  Sur le plan social, une explosion de manifestations

 

Pendant que le gouvernement s´attèle à « maquiller » les effets de la crise, des manifestations en série organisées sur tout le territoire colombien ont éclaté tout au cours du mois d´octobre dernier. Les syndicats des opérateurs de justice, des leaders des officiers d´État civil, des coupeurs de canne et autres ouvriers de l´industrie sucrière ont gagné les rues pour exiger l´augmentation salariale, des bonifications et autres avantages sociaux face à la hausse vertigineuse du coût de la vie (de l´ordre de 7.5% chaque année). Par ailleurs, plus de 30 000 indigènes provenant du département de Cauca (au sud de la Colombie) ont réalisé, pendant le même mois, une grande marche pacifique réclamant des terres que les différents gouvernements leur ont promises depuis plusieurs décennies.
Ces manifestations ont reçu l´appui et la solidarité de plusieurs mouvements sociaux et des secteurs politiques à l´intérieur et à l´extérieur du pays.        Dans cette ébullition sociale, le président Álvaro Uribe Vélez a vu « un intérêt de déstabiliser le gouvernement ». Certains analystes ont dénoncé cette tentative du gouvernement de « disqualifier ces mouvements sociaux » qui ont résisté jusqu´ici à la répression des forces publiques.

 

Au niveau international, des critiques au gouvernement pour abus contre les droits humains

 Au niveau international, l´actuel gouvernement colombien est de plus en plus critiqué par d´autres pays et par des organismes de droits humains pour avoir perpétré des abus ou cautionné des violations de droits humains contre la population civile.
L´organisation Amnistie Internationale vient de publier un rapport spécial sur la situation des droits humains dans le pays en 2007.
Ce rapport intitulé « ´Déjenos en paz´. La población civil, víctima del conflicto armado interno de Colombia » (en français, « ´Laissez-nous en paix´. La population civile, victime du conflit armé interne en Colombie ») a fait état de 1 400 homicides perpétrés contre des civils en 2007, dont 330 par les Forces armées, 300 par les paramilitaires et 260 par la guérilla. Le même rapport a indiqué qu´environ 305 000 personnes ont été « déplacées » par la violence et 190 sont portées disparues. 330 exécutions extrajudiciaires ont été réalisées par les forces de sécurité, suivant le rapport. Le président colombien, qui dans un premier moment a démenti ce chiffre avancé par Amnistie internationale, vient de destituer 3 généraux et 24 officiers et sous-officiers pour leur participation présumée à des exécutions extrajudiciaires appelées « les faux positifs » (en espagnol, los falsos positivos).  Le scandale des « faux positifs » se réfère à la macabre complicité entre des militaires et des paramilitaires qui recrutent clandestinement des civils (principalement des jeunes) ou les enlèvent de force pour les assassiner dans des patrouilles nocturnes irrégulières et ensuite présenter leurs cadavres comme étant ceux de guérilleros tués au combat.

Cette stratégie constitue une manipulation visant à prouver l´efficacité des forces de l´ordre dont les membres ayant tué des guérilleros sont grandement rémunérés par le gouvernement.
Cette situation de violation de droits humains et de violence contre les syndicats et autres mouvements sociaux constitue l´une des principales raisons évoquées par les démocrates américains, dont le président des États-Unis d´Amérique récemment élu, Barack Obama, pour s´opposer à la ratification du Traité de Libre Échange (en espagnol, Tratado de Libre Comercio, TLC) signé entre les deux gouvernements depuis 2006.L´accession au pouvoir du démocrate Barack Obama, qui a promis dans sa campagne de mettre les droits humains au centre de son administration, risque de faire basculer les rapports entre les deux pays.  Cependant, il faudra attendre l´investiture du nouveau président, prévue pour le 20 janvier 2009, et surtout le 5e Sommet des Amériques qui se tiendra à Trinidad et Tobago, du 17 au 19 avril 2009, avec la participation des 34 chefs d´État et de gouvernement du continent.

L’avenir du Plan Colombie dans l´impasse

 

Troisième plus grand bénéficiaire de l´aide américaine dans le monde après l´Israël et l´Égypte, la Colombie pourrait voir diminuer cette assistance, dont environ 5 milliards de dollars sont consacrés à la dotation de ressources militaires, à la lutte anti-narcotique et au renforcement des institutions démocratiques. Vu la crise financière ayant occasionné une dette nationale de 500 milliards de dollars et un déficit fiscal de 950 milliards de dollars aux États-Unis d´Amérique et poussé l´administration Bush à renflouer les banques commerciales à hauteur de 700 milliards, le prochain gouvernement américain se verra aussi obligé de réduire son support financier au « Plan Colombie ». Conçu en 1999 par les présidents, colombien Andrés Pastrana et américain Bill Clinton, le Plan Colombie est un projet binational visant principalement à diminuer le trafic de stupéfiants et résoudre le conflit armé dans ce pays sud-américain. Initié avec un financement américain de 1.3 milliards de dollars et avec d´autres appuis apportés par le président Clinton en ressources humaines (personnel militaire pour entrainer les forces locales et spécialistes civils pour appuyer l´élimination des plantations de coca), ce plan a reçu une assistance de plus en plus massive de la part de l´administration Bush.

Faisant de la Colombie son principal allié dans la région, de plus en plus dominée par des gouvernements socialistes (principalement, le Venezuela, la Bolivie, l´Équateur, le Nicaragua, Cuba), l´administration Bush a apporté une importante aide à ce pays dans le contexte du Plan Colombie.
Considéré par quelques analyses comme un « plan militariste », le Plan Colombie a permis au gouvernement de Uribe de mener une guerre sans merci contre les Farc qualifiées de « guérilla terroriste et narco » et contre la drogue ; guerre où des méthodes telles que des fumigations avec des produits chimiques très toxiques sont utilisées, entraînant ainsi des conséquences désastreuses pour la survie des communautés paysannes et indigènes.
Dans la foulée de ce même plan, des centaines de milliers de personnes, victimes de la répression des autorités, des paramilitaires et de la guérilla, ont été forcées de laisser leurs maisons et leurs communautés pour se rendre dans d´autres villes et même hors du pays, principalement vers l´Équateur et le Venezuela. D´autres, moins chanceux, ont été vilement exécutés ou sont portés disparus.
En dépit du succès de quelques opérations militaires menées par l´actuel gouvernement contre les Farc, parents et amis d´autres otages entre les mains de cette guérilla ainsi qu´un important pan de la société colombienne et de la communauté internationale exigent de plus en plus la fin du conflit interne armé et la reprise du dialogue comme seule voie de solution pour un échange humanitaire.

 

Vers la reprise du dialogue entre les Farc et le gouvernement colombien ?

 À présent les Farc sont très affaiblies, suite à l´ « Opération Jaque », à l´assassinat d´un de leurs chefs, Raúl Reyes à la frontière avec l´Équateur, à la fuite du guérillero « Isaza » en compagnie de l´ex parlementaire séquestré Óscar Tulio Lizcano et à la désertion de plusieurs de ses intégrants.
Elles viennent d´accepter la proposition d´un groupe d´intellectuels colombiens pour reprendre le dialogue, initié par le président vénézuélien Hugo Chávez et la sénatrice colombienne Piedad Córdoba et brusquement interrompu par l´actuel gouvernement.La balle est actuellement dans le camp du président Uribe, élu en 2002 et réélu en 2006, qui se présentera probablement aux prochaines élections de 2010, s´il sort gagnant du référendum visant à modifier la Constitution. Le Congrès colombien est en train de discuter de l´autorisation de ce référendum.
5e puissance économique de la région derrière le Brésil, le Mexique, l´Argentine et le Venezuela, la Colombie compte une population d´environ 44 millions d´habitants.
Partageant des frontières avec l´Équateur, le Panama, le Brésil, le Venezuela et le Pérou, la Colombie s´étend sur une superficie de 1 141 748 kilomètres carrés .

Par alain boyer - Communauté : libération des otages
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Lundi 10 novembre 2008

Continuer la Minga jusqu'à obtenir des solutions.

 Les populations originaires colombiennes se maintiendront mobilisées pour les terres qui leur ont été enlevées et pour demander la justice pour plus de 1200 indigènes assassinés dans les dernières années.
Après la première réunion avec le président de Colombie, Álvaro Uribe, qui est arrivé deux heures après l'heure prévue, les organisations indigènes ont résolu de continuer la Minga.
Depuis le 12 octobre dernier, l'activité est réalisée à La Maria, Piendamó, qui a inclus une marche jusqu'à la ville de Cali, et ensuite à Bogotá, pour demander au gouvernement de se prêter au dialogue.
Le premier rendez-vous accordé a été suspendu par le président Uribe, alléguant des raisons de sécurité. Ce jour, des milliers d'indigènes qui ont marché des centaines de kilomètres sont restés en attendant la concrétion de la rencontre.
Dimanche 02 novembre, finalement la réunion a été réalisée entre des représentants de la Minga Indígena et le Premier Mandataire colombien.
Des porte-parole des Peuples Originaires ont réclamé au président Uribe le respect de leurs droits et ont demandé que la vidéo qui montre la répression de la part de la Police Nationale soit diffusée dans son intégralité par la Chaine Institutionnelle.
Ils ont aussi exigé la dévolution de terres aux habitants indigènes dépouillés et ont dénoncé les meurtres dans le cadre du programme de "sécurité démocratique", instauré par le président en 2002.
Il n'y a pas eu de réponses aux revendications de la part du gouvernement et une autre date de réunion n'a pas non plus été décidée. Pour ces raisons,les communautés ont décidé de continuer la Minga jusqu'à obtenir des solutions.

Agence Pulsar, 08novembre 2008.

http://agenciapulsar.org/nota.php?id=13930

Par alain boyer - Publié dans : info - Communauté : libération des otages
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Samedi 8 novembre 2008

Promotion/avancement de 22 officiers et sous-officiers de la Police et de l'Armée colombienne, otages des FARC, dont le Colonel Luis Mendieta et le caporal Pablo Emilio Moncayo, par le Sénat colombien.

Le Sénat examinera à partir de la semaine prochaine un projet de loi qui vise à promouvoir 22 soldats qui restent séquestrés par les FARC, Efe a signalé aujourd'hui un législateur rapporteur. Il s'agit d'une initiative "pour le bénéfice de tous les officiers . Que dit la loi, c'est qu'ils seront promus qu'une seule fois, et ce que nous recherchons, c'est la reconnaissance du minimum de temps de passer à la prochaine année», expliqué le parlement.
Promotions qui seraient fait "autant de fois que nécessaire et le temps minimum requis par la loi», at-il insisté Lucero Cortez, représentant à la Chambre pour l'arrêt Parti social d'unité nationale . Un autre aspect inclus dans le projet se réfère à la rentabilité qui est destiné à donner 30 pour cent du total des salaires des otages n'est pas rendu à la famille, ils ne reçoivent que 70 pour cent comme il est enregistré lorsque celles-ci sont libérées Le projet a déjà prolongé les débats à la Chambre des représentants adopte un comité du Sénat en séance plénière et "très bien reçu», a déclaré Cortes.
Le député dit que c'est une initiative qui vise à faire justice aux soldats qui ont été enlevés dans certains cas depuis plus de 10 ans, comme le colonel Luis Mendieta, de la police, détenus par les FARC depuis Novembre 1998.
Il reste aussi en captivité,  le caporal Pablo Emilio Moncayo, le fils du professeur Gustavo Moncayo, qui a fait plusieurs voyages à pied de milliers de kilomètres, en Colombie et au Venezuela, et même un tour de l'Europe, pour pleurer par l'accord humanitaire pour libérer les otages.

Lucero Cortes Efe a également dit que prépare pour un autre projet de loi qui «être reconnu rétroactivement à la otages" dans leurs institutions respectives.

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Mercredi 29 octobre 2008

Colombie: des généraux et officiers limogés pour le meurtre d'une dizaine de civils.

Le gouvernement colombien a démis de leurs fonctions trois généraux et 22 autres officiers et sous-officiers pour leur implication présumée dans des exécutions extrajudiciaires, une purge qui intervient en plein voyage du Haut commissaire des droits de l'homme de l'Onu.
L'annonce de ces limogeages sans précédent dans l'armée depuis que le président Alvaro Uribe a été élu en 2002, a été faite mercredi matin par le chef d'état-major interarmes Freddy Padilla de Leon, à l'issue d'une conférence de presse à laquelle participaient également le ministre de la Défense Juan Manuel Santos et le président colombien. Une enquête menée depuis le 3 octobre par l'armée "a mis en lumière que des membres des forces armées avaient pu être impliqués dans des assassinats", a annoncé le président."Dans certaines instances de l'armée, il y a eu négligence et manque de respect des procédures (...) ce qui a permis que certaines personnes puissent être impliquées dans des crimes", a-t-il ajouté avant de céder la parole à son ministre de la Défense et à Freddy Padilla de Leon. Le général Padilla a lu une liste comprenant trois généraux, onze colonels, trois majors, un capitaine, un lieutenant et six sous-officiers, tous démis de leurs fonctions dans le cadre de l'enquête ouverte à l'issue de la disparition d'une vingtaine de jeunes dans des quartiers pauvres du sud de Bogota. Les autorités ont notamment destitué le général de la septième division Roberto Pico Hernandez, le général de brigade Jose Joaquin Cortes, commandant de la IIème division, et le général de brigade Paulino Coronado Gamez, de la trentième brigade, comptant des bataillons déployés dans le nord-ouest du pays.
Les jeunes disparus avaient été déclarés morts au combat dans les rangs de la guérilla dans le département Norte de Santander (nord-ouest), à peine quelques jours après leur disparition signalée à Bogota.Ces "morts au combat" ont paru peu vraisemblables à leurs proches, estimant peu crédible qu'ils aient pu en seulement quelques jours rejoindre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, guérilla), recevoir une formation et participer à des opérations.

Lorsque le scandale a éclaté fin septembre -- après la découverte de 19 cadavres dans des fosses communes du nord-ouest du pays, à Ocana -- certains ont fait le rapprochement avec la pratique dite des "faux positifs", consistant dans des unités de l'armée colombienne à exécuter des civils pour gonfler les chiffres de guérilleros tués et obtenir ainsi des récompenses. Depuis, d'autres disparitions suspectes ont été rapportées dans d'autres régions du pays. La pratique dite des "faux positifs", a été amplement dénoncée par les organisations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty international, mardi. En 2007, selon cette ONG, 330 exécutions extrajudiciaires par les forces de l'ordre ont été comptabilisées, contre 220 en moyenne en 2004-2006 et environ 100 en 2002.

"La plupart des victimes étaient des paysans ou des dirigeants communautaires que les forces de l'ordre ont présenté faussement comme des guérilleros morts au combat", a écrit Amnesty. L'annonce de la destitution des généraux intervient alors que le Haut commissaire des droits de l'homme à l'ONU, Navi Pillay, arrivée dimanche soir, se trouve en Colombie jusqu'à samedi. Le cas de la Colombie fera l'objet d'un examen spécifique par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU en décembre. La situation colombienne des droits de l'homme soulève aussi un vent de contestation chez les congressistes démocrates du grand allié américain, dont la politique à l'égard de Bogota pourrait de ce fait se durcir si le candidat démocrate à la présidentielle Barack Obama était élu en novembre.

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Mercredi 29 octobre 2008

Espoir : Les Farc disposées à dialoguer avec des intellectuels.

 La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a annoncé dans un courrier diffusé par l'agence Anncol, souvent utilisée pour faire passer ses messages, sa disponibilité à dialoguer avec un groupe d'intellectuels en vue d'un accord concernant ses otages politiques.
"Cette lettre est le commencement de l'échange épistolaire qu'on nous propose pour discuter d'une issue politique au conflit, d'un échange humanitaire et de la paix", lit-on dans un message en date du 16 octobre, signé du bureau politique et diffusé mardi par Anncol. "Nous participerons, face au peuple, à un dialogue ample et franc, sans dogmatismes, sans sectarismes et sans dénigrements", ajoute la guérilla. La diffusion de ce message intervient un peu plus d'un mois après un appel lancé par un groupe de quelque 150 intellectuels, politiques, journalistes et dirigeants colombiens, demandant à la guérilla d'accepter une reprise du dialogue en vue d'un accord humanitaire.

 "Nous les invitons à développer un dialogue public par le biais d'un échange épistolaire", avaient-ils écrit.

La lettre avait notamment été signée par Piedad Cordoba, parlementaire de l'opposition de gauche (Parti libéral), l'ancien otage Gloria Polanco, et la présidente de l'association des familles d'otages Marleny Orjuela.
La guérilla des Farc compterait encore quelque 9.000 combattants actifs principalement dans le sud et l'est du pays. Elle détient 350 à 700 otages, selon les estimations dont 28 "politiques", c'est-à-dire échangeables contre 500 de ses combattants capturés par les forces de l'ordre.
Dans sa missive datée du 16 octobre, et adressée "aux Colombiens partisans d'une solution politique aux problèmes de la guerre", la guérilla se dit encore disposée à explorer les voies menant à "un échange humanitaire et à la paix, accompagnée d'une justice sociale", qui est actuellement "la plus grande nécessité de toute une Nation".La guérilla rappelle avoir déjà libéré unilatéralement six de ses otages, en janvier et février 2008, remis au président vénézuélien Hugo Chavez et à la sénatrice Piedad Cordoba, en vue justement "de créer les conditions et le climat propice à un échange de prisonniers aux mains des parties au conflit".
Ce fut "le témoignage d'une volonté politique", insiste-t-elle avant de souligner "la disposition manifeste de la grande majorité des présidents latino-américains à contribuer par leurs efforts au processus d'échange humanitaire et de paix", que l'on pourrait donc mettre à contribution.
Cette lettre doit être considérée "comme un pas important et maintenant il nous incombe de réagir", a déclaré aussi un des signataires de la lettre, le militant des droits de l'homme Ivan Cepeda.
"D'ici peu de jours ou semaines, nous rédigerons une deuxième (lettre) pour ouvrir la voie à une action humanitaire et proposant des solutions concrètes", a-t-il ajouté.

Par alain boyer
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Mercredi 29 octobre 2008

TRISTE ANNIVERSAIRE : LE CALVAIRE DU COLONEL LUIS MENDIETA, OTAGE DES FARC DEPUIS 1998 : TRADUCTION DE SA LETTRE A SA FAMILLE.

On accomplit demain le calvaire de 10 années du Général Luis Mendieta est ont est réellement triste la communauté Européenne a oublié  ceux qui sont kidnappés, nous devons la réveiller leur faire prendre conscience, nous ne pouvons pas se contenter du  domaine conquis de la pointe  de l'Iceberg.

Aujourd'hui les FARC envois un communiqué et  nous espérons que c'est l'echange du General.

 

 M. Luis Eduardo TORRES Président de 'LUCIOLE Secrétariat : luciole_humanitaire@hotmail.fr

 Eduardo TORRES

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Mardi 28 octobre 2008

samedi 27 septembre 2008


GUSTAVO MONCAYO

BONJOUR, DES NOUVELLES DE MON PERIPLE INTERNATIONAL

 

Pendant le périple international que nous avons réalisé Yury Tatiana et moi, nous avons été reçu dans différents pays comme le Nicaragua, le Mexique, les Etats-Unis, la République Dominicaine, l’Equateur, le Brésil, l’Argentine, le Venezuela.
Pendant ce périple, nous avons parlé directement aux Présidents de chaque pays, les invitant à former un grand bloque d’appui à la sortie négociée au conflit colombien, mais le gouvernement dit à notre retour qu’il n’acceptait aucune aide de ces pays, c’est incroyable, vous ne pouvez pas savoir la tristesse que cela produit et l’angoisse parce qu’il continue d’insister sur son engagement pour le sauvetage militaire, laissant sur son passage un sillage de morts – paysans, indigènes, afro colombiens qui sont des personnes pauvres et humbles ; cela ne se justifie pas. Nous devons arrêter cette vague démentielle. Le gouvernement croit qu’il peut tout résoudre par la force, la répression, la force brutale.
Un salut solidaire.

Mon agenda pendant mon périple aux États-Unis :

Visite à Washington, où nous avons rencontré les Congressistes, Jean McGovern, le Sénateur Bob Gorker, Stagie L. Oliver du Comité Législatif des Affaires Internationales, Patrick Elliot, assistant Programme Amérique Latine et le Carrie, le Congressiste Raul Grijalba, de plus nous avons rencontré Daniel Estrepo, du Center for American Progress, le Conseiller de Obama,
Nous avons participé à un conservatoire avec les étudiants de la George Washington University, en particulier avec les étudiants de American University, nous avons été à Phyladelphie, invités par Napoléon Garcia, nous avons participé à des conservatoires avec des étudiants de l’Université de Philadelphie, avec le Comité des Droits de l’Homme, nous avons poursuivi notre voyage à New York, invités par Ramon Mejia et Francisco Castro appartenant à l’un des comités Humanites Human Right, nous avons assisté à divers évènement avec les comités Unidos por la Paz de Colombia
Les thèmes tournent autour de la sortie Humanitaire et de la nécessité urgente de plaider l’Accord Humanitaire pour la libération de nos êtres chers, compter sur l’appui des représentants du Congrès des Etats-Unis, aussi bien les Démocrates que les Républicains, dans la recherche de la paix en Colombie, faire connaître le drame des personnes qui furent séquestrées, ainsi que le drame que nous vivons, nous qui avons nos enfants encore au pouvoir de la guérilla.
Exiger un cessé le feu spécialement de la part du Gouvernement dans son intention de sauvetage par les armes et dans le sang ou l’intervention militaire
Que le Gouvernement accepte l’aide internationale.
Visite de Consuelo Gonzalez de Perdomo et Gustavo Moncayo Colombia Vive, Boston du 25.09.2008 au 27.09.2008 :
Jeudi 25 septembre 2008, présentation à Harvard University sous l’auspice du Coloquio Colombiano de Harvard et Massachusetts Institute of Technology
Vendredi 26 septembre 2008, entrevue avec Jessica Vazquez en le salon du premier étage du Dockser Building ; présentation à la Northeastern University sous l’auspice de Latin America Law Students Association et International Law Society ; présentation à la Family Institute of Cambridge.
Samedi 27 septembre 2008, départ pour Minneapolis/St. Paul

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Lundi 27 octobre 2008

Merci ! Président Luis EduardoTorres.

 

Un dimanche presque comme les autres. Luis EduardoTorres nous avait invités à participer à une messe à montpellier  pour la libération des otages en Colombie. Monsieur Chaumont et l'association Luciole et le Comité de libération des otages en Colombie ont pris placent dans cette magnifique église de nombreux fidèles cantonner des chants et des prières ils nous ont redonné la force et le courage pour continuer se combat.




J'ai rencontré des personnes avec le coeur rempli de force pour combattre les injustices du monde cruel. Merci à l'Association luciole et vous mes amis médités avec ses quelques lignes.


Ouvrent mes yeux, Seigneur, aux merveilles de ton amour. Je suis l'aveugle, sur le chemin : Guéris-moi, je veux te voir.

 Nos prières n'ont pas été vaines, Oscar Tulio Lizcano a été libéré par l'armée Colombienne, gardons espoir, le Seigneur est avec nous.

 

Casi un domingo como cualquier otro. Luis Eduardo Torres nos invitó a asistir a una misa en montpellier  para la liberación de los rehenes en Colombia. Sr Chaumont y la asociación de Firefly y la liberación de los rehenes en Colombia han tenido lugar en esta magnífica iglesia fiel limita muchas canciones y oraciones que nos han dado la fuerza y el coraje para seguir luchando.

Me reuní con las personas con sus corazones llenos de fuerza para luchar contra las injusticias del mundo cruel. Gracias a la Asociación de Firefly y meditar con mis amigos unas pocas líneas. Abrir los ojos, Señor, las maravillas de tu amor. Estoy ciego en el camino: Sanar, quiero verte. Nuestras oraciones no han sido en vano, Oscar Tulio Lizcano fue liberado por el ejército colombiano, siguen siendo la esperanza, el Señor está con nosotros.

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Lundi 27 octobre 2008

Colombie Oscar Tulio Lizcano libre !!


L'ex-parlementaire Oscar Tulio Lizcano, 62 ans, a été libéré dimanche au cours d'une opération militaire, après avoir été pendant 8 ans l'otage des FARC, les Forces armées révolutionnaires de Colombie, a-t-on appris auprès des autorités colombiennes et des membres de sa famille.

 

Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé dimanche que le rebelle qui a libéré l'ex-parlementaire Oscar Tulio Lizcano, 62 ans, va recevoir une récompense, et bénéficiera de l'asile politique en France avec sa compagne.

Oscar Tulio Lizcano, qui a été otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) pendant huit ans, et le rebelle de 28 ans, connu sous le pseudonyme de "Isaza", ont été retrouvés par une patrouille militaire dimanche. Ils s'étaient enfuis d'un camp des rebelles dans l'ouest de la Colombie trois jours plus tôt. M. Lizcano a été transporté dans une clinique pour subir des examens médicaux. Les médecins ont affirmé qu'il était déshydraté et présentait des signes de malnutrition. Oscar Tulio Lizcano, économiste, avait été enlevé le 5 août 2000 dans le village de Riosucio, dans la province de Caldas au nord-ouest de Bogota. Au moment de son enlèvement, il était membre du Congrès au sein du parti conservateur. Pour "tous ceux qui abandonneront les armes, qui se comporteront en respectant la dignité des personnes, la France est prête à jouer un rôle", avait-il affirmé. "Le gouvernement français nous a dit qu'il acceptait de recevoir Isaza en France", a affirmé dimanche M. Uribe.

Par alain boyer
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Vendredi 24 octobre 2008

Colombie: journée nationale de grève, troublée par six bombes à Bogota.

Les travailleurs du secteur public colombien ont lancé jeudi une journée nationale de grève et de manifestations contre "la criminalisation des mouvements sociaux", par le gouvernement d'Alvaro Uribe, troublée par six bombes artisanales qui ont fait 16 blessés à Bogota.

Les engins explosifs, tous placés dans des poubelles, ont été déclenchés à la mi-journée de manière quasi-simultanée dans différents quartiers huppés de la capitale, a déclaré à la presse le général Rodolfo Palomino, à la tête de la police de la ville, précisant que 16 personnes avaient été légèrement blessées.
Le responsable a ajouté qu'il ignorait qui était derrière ces attentats.
Pendant ce temps, des dizaines de milliers de travailleurs du secteur public ont marché dans les rues du centre de la capitale, à l'appel de la Centrale unitaire des Travailleurs (CUT, premier syndicat colombien), qui compte 500.000 affiliés.
"Uribe, paramilitaire, le peuple est en colère", scandaient certains manifestants qui arboraient aussi un bannière rouge où l'on pouvait lire "à bas Uribe".
Les grévistes exigent aussi la fin de l'état d'urgence imposé le 10 octobre pour lutter contre la paralysie de la Justice, entraînée par une grève des fonctionnaires judiciaires. La grève de six semaines s'est achevée le 17 octobre, mais l'état d'urgence est toujours en vigueur.

La CUT entend enfin dénoncer les assassinats de syndicalistes - 41 depuis le début de l'année - et réitère son opposition à un traité de libre échange avec les Etats-Unis.
Alvaro Uribe est aux prises avec un mouvement lancé par les indigènes depuis plus de dix jours, pour réclamer plus de terres, et leur droit à la vie, trop souvent bafoué selon eux par les acteurs du conflit colombien - armée, guérillas, paramilitaires et narcotrafiquants.
Mercredi, Alvaro Uribe a admis que la police avait fait usage d'armes à feu lors d'une manifestation d'indigènes, mais il a nié que les trois manifestants tués depuis le 14 octobre l'aient été par les forces de l'ordre.

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Mercredi 22 octobre 2008

Colombie : Début de la marche des indigènes, assombrie par au moins un mort.

 

Au moins un indigène a été tué et une centaine de blessés mardi lors du démarrage d'une marche de milliers d'autochtones vers Cali (sud-ouest de la Colombie), pour réclamer plus de terres, d'autonomie et un dialogue avec le président Alvaro Uribe, aux prises avec une agitation sociale sans précédent depuis 2002.

 

Des indigènes colombiens regardent le cadavre de Jesus Antonio Nene, Des indigènes colombiens de différentes ethnies, regroupés pour une marche commune, Les organisations indigènes ont pour leur part rapporté deux morts au même endroit, lors d'une manifestation qui a tourné à l'affrontement avec la police. "Nous rendons les forces de l'ordre responsables de ces faits, car il n'y avait sur place que des membres de l'armée et de la police anti-émeutes", a affirmé à l'AFP le dirigeant du Conseil régional indigène du Cauca, Feliciano Valencia.
Entre 10 et 12.000 autochtones étaient partis dans la matinée d'un autre village à plusieurs dizaines de kilomètres de là, La Maria, où ils s'étaient rassemblés à l'appel de l'Organisation nationale des indigènes de Colombie (Onic). Le groupe parti de La Maria devait rejoindre, mercredi, les autochtones rassemblés à Villarrica. Les indigènes, qui avaient déjà marché contre le gouvernement Uribe en 2004, comptent parcourir à pied quelque 120 km pour relier en trois ou quatre jours Cali (500 km au sud-ouest de Bogota) la troisième ville de Colombie.
"Nous marchons sur Cali, où nous espérons que le président Alvaro Uribe se montre", a déclaré à la presse Daniel Pinacué, l'un des dirigeants du mouvement, en ajoutant que si le chef de l'État n'acceptait pas un dialogue direct, les autochtones iraient jusqu'à Bogota. Leur équipée intervient après une semaine de blocages de routes qui ont parfois tourné à l'affrontement avec les forces de l'ordre, faisant déjà un mort et une centaine de blessés parmi les manifestants et 70 policiers blessés. Les indigènes représentent près de 3 % de la population colombienne et exigent du gouvernement qu'il leur remette plus de terres et qu'il respecte l'autonomie relative de leurs territoires. Ils souhaitent que soit assuré leur "droit à la vie", se disant trop souvent victimes du conflit armé impliquant guérillas d'extrême-gauche, armée, paramilitaires et narcotrafiquants. Selon l'Onic, plus de 1.200 indigènes ont été assassinés depuis 2002 et des milliers ont été déplacés dans le cadre de ces différends territoriaux.


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Samedi 18 octobre 2008

LIBERTAD POUR LES OTAGES DE COLOMBIE.
Samedi le 18 octobre 2008.

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Vendredi 17 octobre 2008

Saisie record de onze millions de faux euros en Colombie.

Des policiers colombiens ont saisi à Bogota onze millions de faux euros, soit la plus grosse prise jamais réalisée en dehors d'Europe, a annoncé l'organisme de coopération policière Europol. "La plus importante saisie de billets de banque en euros contrefaits a été effectuée jeudi 28 août dans la capitale de Colombie Bogota", écrit Europol, basé à La Haye, dans un communiqué."Une descente a été organisée dans une officine d'imprimerie clandestine alors que des billets contrefaits de 200 et 500 euros étaient en train d'être produits", ajoute le communiqué. "L'opération de police a été effectuée par la police nationale colombienne (DIJIN)", soutenue par une brigade espagnole d'investigation financière (BIBE) et Europol, poursuit-il.
"La personne faisant fonctionner l'impression illégale a été arrêtée et des contrefaçons d'une valeur nominale de plus de 11 millions d'euros ont été saisies", selon Europol. Selon un spécialiste cité par Europol, la qualité des faux billets était "bonne". Ils étaient destinés à être distribués en Europe.Des machines et d'autres équipements, ainsi que de plus petites sommes de coupures de dollars américains et de pesos colombiens ont également été saisis sur place. "L'opération est un exemple excellent de coopération étroite et de confiance entre la Colombie, l'Espagne et Europol", s'est félicité son directeur Max-Peter Ratzel. La Colombie et Europol ont signé en février 2004 un accord de coopération stratégique dans la lutte contre le crime organisé.

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Vendredi 17 octobre 2008

Uribe accusé  de freiner les enquêtes sur les paramilitaires.

 

Le gouvernement du président Alvaro Uribe a systématiquement fait obstruction aux efforts visant à débarrasser la Colombie des milices d'extrême droite et à traduire en justice les officiers et hommes politiques ayant collaboré avec elles, accuse un rapport publié jeudi par l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch"L'administration Uribe affirme être pleinement engagée dans la recherche de la vérité et la démobilisation des paramilitaires", note le document de 140 pages. "Mais elle a, à plusieurs reprises, pris des mesures qui sapaient cette avancée".Le rapport fait référence aux efforts de la Cour suprême et du procureur général pour mettre hors d'état de nuire les mafias de narcotrafiquants qui ont tué des milliers de personnes et volé des millions d'hectares de terres agricoles en Colombie.

Des juges de la Cour suprême ont ordonné la mise en détention de plus de 30 députés -presque tous des proches d'Uribe- soupçonnés de collusion avec les milices. Or ces juges ont été la cible de campagnes d'intimidation et de diffamation.

Arrivé au pouvoir en 2002, Alvaro Uribe a signé la paix avec les chefs des milices d'extrême droite. En mai dernier, il a extradé 14 chefs paramilitaires aux Etats-Unis où ils sont poursuivis pour trafic de drogue. Ses détracteurs estiment que ces extraditions permettent aux accusés d'échapper à des procès en Colombie pour des chefs bien plus graves. "S'il y a quelque chose qui caractérise l'administration du président Uribe, c'est son dédain affiché pour les institutions démocratiques", a déclaré Jose Miguel Vivanco, le directeur régional de Human Rights Watch. Et un tel comportement risque sérieusement d'être dommageable dans un pays où le système judiciaire est traditionnellement "très faible".

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Jeudi 16 octobre 2008

URIBE de se débarrasse de trois Français dérangeants.

 

Trois Français, dont un photographe qui couvrait une grève de coupeurs de canne à sucre dans le sud-ouest de la Colombie, ont été arrêtés hier par des agents des services de sécurité (DAS) qui ont décidé l'expulsion de deux d'entre eux pour "activités politiques". Les deux hommes, arrêtés non loin de Cali (500 km au sud-ouest de Bogota) "sont arrivés comme touristes et avaient des activités politiques au sein d'une ONG. Nous avons décidé de les expulser", a déclaré un porte-parole du DAS, Oscar Galvis. Le Consulat de France en Colombie a pour sa part confirmé qu'ils étaient "en rétention", et que leur cas était à l'étude par les services de l'immigration qui envisageaient une expulsion. Selon le porte-parole du DAS, le troisième homme, un photographe "arrivé avec un visa de journaliste, pourra continuer à exercer sa profession sans problème".
Officiellement, les trois journalistes français ont été arrêté pour avoir été présent sur le lieu d'une grève des ouvriers agricoles de la canne à sucre dans la région  de María Piendamo dans le Cauca. Les services de la DAS leur reprochent d'avoir, par leur présence, soutenu cette grève (qui dure depuis le 1er septembre 2008).

Dans les faits, cette arrestation fait suite à un durcissement du gouvernement colombien vis à vis des ressortissants internationaux. Récemment encore, une autre militante des Droits de l'Homme, d'origine allemande, était expulsée du territoire colombien : Friederika MÜLLER. Les ONG de défense des Droits de l'Homme affirment qu'il s'agit une fois de plus pour le gouvernement URIBE de se débarrasser de témoins dérangeants, en l'occurrence des journalistes étrangers.

LIBERTE POUR LA PRESSE  ET LES HOMMES !!!!!

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