Dimanche 27 juillet 2008

Dix otages libérés par les Farc dans le nord-ouest du pays.

Vendredi 25 juillet, 10h30 BOGOTA (AFP) - Dix otages appartenant à un groupe de dix-huit personnes enlevées la semaine dernières dans le nord-ouest de la Colombie par la guérilla des Farc ont été libérés, ont rapporté jeudi des sources humanitaires.

Huit des dix otages ont été remis mercredi au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et les deux autres à des membres des services du Défenseur du peuple (médiateur), dans la région de Choco. "La libération est intervenue à la suite d'une demande adressée par les FARC au CICR", a indiqué le CICR dans un communiqué, en précisant que la libération des otages avait eu lieu dans la région rurale d'Antioquia, dans le nord-ouest de la Colombie. "L'opération a été possible grâce au dialogue strictement confidentiel entre les parties concernées et à l'action humanitaire, neutre et indépendante du CICR", a ajouté le Comité, en se déclarant "prêt à contribuer à la recherche de mécanismes en vue de la libération d'autres otages".
Les dix-huit otages avaient été enlevés par les Forces armées révolutionnaires de Colombie le 17 juillet dernier, alors qu'ils circulaient en bateau près de la localité de Riosucio, à 600 km de Bogota. Au lendemain de l'enlèvement, huit personnes --cinq femmes, deux hommes et un enfant-- avaient été retrouvées par des militaires près de la rivière Atrato et transférées par hélicoptère à Quibdo, la capitale de la région de Choco.

Les précédentes libérations d'otages, par les Farc, remontent à janvier et février dernier.Le 10 janvier, Clara Rojas, l'ancienne collaboratrice de la candidate présidentielle Ingrid Betancourt et la parlementaire Consuelo Gonzalez avaient retrouvé la liberté. Le 27 février, quatre anciens parlementaires colombiens, Gloria Polanco, Orlando Beltran, Luis Eladio Perez et Jorge Gechem étaient à leur tour libérés par les Farc.

Ingrid Betancourt, ainsi que trois Américains et onze militaires et policiers colombiens, ont, quant à eux, été libérés début juillet par une opération de l'armée colombienne.Les Forces armées révolutionnaires de Colombie, plus vieille guérilla d'Amérique latine, détiendraient encore quelque 700 otages.

Par alain boyer - Publié dans : info
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 26 juillet 2008

Le chef des FARC

s'exprime sur la libération

D'Ingrid Betancourt .

 Après avoir traversé la jungle colombienne jusqu'à une localité tenue secrète à la frontière avec l'Equateur, Jordi Valle a rencontré Guillermo Léon Vargas, alias Alfonso Cano. C'est la première fois que le nouveau chef des Forces armées révolutionnaires de la Colombie (FARC) rencontre un journaliste depuis la spectaculaire libération de la sénatrice Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages aux mains des FARC,

le 2 juillet dernier.

  Accompagné d'un mystérieux Français dont il ne révèle que le prénom, "Jean" Valle raconte dans Il Venerdì, le supplément du quotidien romain La Repubblica, que Cano laisse entendre que le fait que la libération des otages a eu lieu sans effusion de sang n'est pas le fruit du hasard. "J'imagine que les gens savent lire entre les lignes, que le fait qu'Ingrid était bien portante et la facilité avec laquelle s'est déroulée l'opération parle de lui-même."

Cano insiste ensuite sur la "négociation", considérée comme "fondamentale pour résoudre un problème - celui de la guérilla - qui dure depuis longtemps. Entre deux groupes politiques opposés, la négociation avant tout. La pacification du pays est déterminante pour l'avenir du peuple colombien." Y aurait-il eu négociation et rançon ? demande Valle. "Un changement dans les méthodes de guerre", réplique Cano, qui avoue toutefois que les FARC sont "peut-être un peu hors du temps, incapables de réagir à un encerclement toujours plus technologique. Mais nous sommes nombreux et savons nous protéger de l'œil électronique le plus pénétrant. Les branches de la forêt nous cachent."

Cano ne cache pas son envie de parvenir à une issue négociée de la rébellion. "Un chef responsable de ses hommes cherche la négociation. Si toutes les parties la veulent." Cano dément qu'il y ait eu, comme l'a affirmé la Télévision suisse romande, paiement d'une rançon, de même qu'il dit ne pas croire à la version des autorités colombiennes selon laquelle les otages ont été libérés sur ordre d'un homme imitant au téléphone la voix de Cano. "Je défie quiconque d'imiter ma voix. Personne ne peut me ressembler, du moins pour mes hommes." Le "jefe" des FARC se demande enfin si un changement à la tête de l'État colombien ne serait pas souhaitable et imagine volontiers Ingrid Betancourt succéder au président Alvaro Uribe. "Elle a appris à connaître la Colombie et ses problèmes, et j'ai l'impression qu'à Paris, elle a sollicité moins de fermeté avec les FARC et une négociation."" Source 24/07/2008 - Courrier International.

Par alain boyer - Publié dans : derniere minute
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 25 juillet 2008

 

LE BLOG DU MOIS.

 Tous les mois nous publierons un nouveau blog.Dans ce monde de brute ou les actualités, sont des enlèvements, des meurtres, viol etc

Le Renouveau-écologique est un blog à voir, pour se détendre. Des informations qui nous font sourires des brèves insolites, des conseils écologistes. Sur les animaux à voir et à faire voir !!

 Alors un petit clic http://renouveau-ecologique.over-blog.org

Par alain boyer
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 22 juillet 2008
Par alain boyer - Publié dans : vidéo
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 juillet 2008

 Gustavo Moncayo continue sa marche, il est déjà arrivé à Bogota. - -

Le Professeur Gustavo Moncayo et âgée de 55 ans, avec l'espoir que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) l'écoute il demande de libérer son fils et la reste des otages.

. Le randonneur pour la paix a également appelé le gouvernement à des négociations concrètes qui apporteront échanges humanitaires... Ces accords ont été encouragés par les pays européens comme la France et l'Espagne depuis le début de cette année. Y Florida. Mais ils ont été effectués parce que le Président Alvaro Uribe ne veut pas d'inclure un des points déterminés par la guérilla appelante à la démilitarisation des municipalités de Pradera et Florida dans le département de Valle.

Moncayo l'intention d'arriver à la Plaza de Bolivar et de poursuivre sa réclamation campée jusqu'à ce que le gouvernement accepte le dialogue avec la guérilla pour mener à bien les échanges d'otages, les prisonniers politiques et la libération des régions militaires identifiées par les FARC.

Le père du militaire détenu par les FARC depuis dix ans a annoncé qu'il se rendra au Brésil et l'Argentine à la demande que les gouvernements déployés des efforts afin d'obtenir la libération des otages.

Par alain boyer - Publié dans : info
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 juillet 2008

 

El ca minante por la Paz

C’est le nouveau surnom du professeur Moncayo. 1000 kilomètres avant, tout le monde disaient qu’il était complètement cinglé. Mais après 46 jours de marche pour protester contre la prise d’otages, pour l’échange humanitaire, pour la paixetc Il est devenu un héros national, un symbole. Son fils a été enlevé le 21 décembre 1997, faisant de lui le plus ancien otage de Colombie, il est dans la jungle depuis presque 11 ans.

 

Le professeur Moncayo est donc devenu un symbole d’espoir et de désespoir, représentant le ras-le-bol d’un pays face à la guerre, face à la prise d’otage… Il est arrivé aujourd’hui à Bogotá et devrait rester dormir sur la place Bolivar, le Maire lui à bien sûr accorder une autorisation indéfinie… sachant qu’ils défendent la même idée :

 

Gustavo Moncayo Guillermo Rincon également connue sous le nom de "marcheur pour la paix" né le 29 novembre, 1952 à Santiago, Putumayo Colombien est un enseignant qui a décidé d'entreprendre un de marche de 1186 km de sa ville natale Sandona, dans le département de Narino, au sud de la Colombie auprès de la capitale Bogota, en cherchant à promouvoir un accord pour la libération de son fils Pablo Emilio qui a été un prisonnier de la guérilla des FARC depuis 1997. Sa marche a été comparée à celui accompli par le personnage fictif''Forrest Gump dans le film Forrest Gump. .

 

Par alain boyer - Publié dans : info
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 juillet 2008

  Yuri Tatiana Moncayo, jointe aujourd'hui au téléphone dans sa ville de Sandona, on lui à assuré que nous allions continuer pour elle et pour tous les autres. Son frère Pablo Emilio est otage des FARC depuis 10 ans et 7 mois et 28 jours. Gustavo son père quant à lui se dirige vers Bogota où il espère rencontrer les otages libérés. Commentateurs politiques ont convenu que les choses que personne n'aurait jamais imaginées se sont passé... Le Président Uribe a dû attendre, avec son cabinet et les gardes du corps, presque une heure, parce que Moncayo a été assister à une messe...

Le débat entre le chef de la nation et le professeur Moncayo a été un affrontement entre le creux et le discours autoritaire, soutenu par des centaines de gardes du corps armés jusqu'aux dents, Uribe terminé ses multiples interventions avec agressivités parce qu'il ét trop fatigué et voulait se reposer
Encore une fois, la pression populaire a un réel et la valeur pratique. Sous la pression du Le professeur. Gustavo Moncayo... Uribe a accepté ce que cela semblait impossible, il est prêt à autoriser une réunion pour négocier la paix zone.

 

Par alain boyer - Publié dans : info
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 9 juillet 2008

 

Mon téléphone Sonne !

 Le vendredi 28 septembre 2007 mon téléphone sonne ! Allo ! alain, Gustavo Moncayo et Yuri-Tatiana arrivent à Marseille.À oui ? j’arrive !

 

Le renouveau écologique, présidente Mme Campione et M. Boyer, est membre du comité Ingrind Bétancourt depuis 2003. Tout d'abord merci à la FICIB (Christine Pagés) et à tous ceux qui ont accompagné la caravane,

 La journée du 23 me semble chargée.  M. Le président Jean-Noël Guérini et Me Marie-- Arlette Carlotti, députée, nous avaient invités à l'inauguration de la nouvelle effigie d'Ingrid. Un portrait géant magnifique.

Un petit homme me scrute des yeux une chaîne autour du cou, bonjour ! il me tend la main et se présente Moncayo Gustavo et là c’est la découverte d'une personne plein d'humour malgré l'enlèvement de son fils Pablo Emilio Moncayo, surnommé le professeur. Il est devenu un symbole d’espoir et de désespoir, représentant le ras-le-bol d’un pays face à la guerre, face à la prise d’otages. Mais après 46 jours de marche pour protester contre la prise d’otages, pour l’échange humanitaire, pour la paix. Il est devenu un héros national, un symbole. Son fils a été enlevé le 21 décembre 1997, faisant de lui le plus ancien otage de Colombie, il est dans la jungle depuis presque 11ans.

 Quelques minutes plus tard la médaille du département et un très bel ouvrage ont été remis à Gustavo. Une allocution, très émouvante et ce message, comme un cri du coeur pour la libération pacifique de tous les otages.Gustavo et Yuri ont offert un t-shirt au président Guérini. Etait présente aussi, Me la Maire, Lisette Naducci, vice-présidente du CG Le drapeau de la Colombie flotte dans le ciel marseillais.

Le samedi midi cette visite se termine et on se retrouve tous dans un petit restaurant marseillais, le repas se termine en musique au son du charango, bises et regret de laisser partir le Père courage. J’ai décidé d’apporter une pierre à sa cause et j'ai créé ce nouveau blog.

A. Boyer

 

Par alain boyer - Publié dans : info
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 juillet 2008

 

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
 

 

 















Par alain boyer - Publié dans : info
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 juillet 2008

SOLDATS

EN CULOTTE COURTE

Enfant soldât des FARC en mars 1999.Les FARC recrute principalement sur la base du volontariat, mais il est ensuite extrêmement difficile de les quitter. Les déserteurs sont pourchassés et, s'ils sont repris, sont systématiquement fusillés. On estime que 20 à 30 % des combattants des FARC ont moins de 18 ans. Les femmes sont très présentes et depuis le milieu des années 1980, elles constituent 30 à 40 % des effectifs, combattant à l'égal des hommes. Même si les FARC peuvent être considérées moins machiste que la société rurale colombienne, les femmes n'y ont pas les mêmes droits que les hommes. Elles doivent systématiquement avorter si elles tombent enceintes, ne doivent pas avoir de relations sexuelles avec des civils (autorisées pour les hommes) et les relations avec des hommes de la guérilla sont soumises à l'approbation de leur hiérarchie

Le nouveau gouvernement militaire offrit l'amnistie aux bandits et aux guérilleros, en échange de la livraison de leurs armes, ce que la plupart firent. Cependant, certains groupes de gauche, qui incluaient des communistes, refusant de rendre leurs armes, se retirèrent dans des zones isolées où ils continuèrent à opérer.

Le pouvoir militaire cessa en 1958 en faveur des modérés de la droite et de la gauche, avec le support de dissidents du pouvoir militaire. Ils mirent sur pied une coalition bipartisane connue sous le nom de Front national. Pendant ce temps, des groupes de communistes avaient installé leur propre gouvernement dans une région lointaine du pays, connue sous le nom de République de Marquetalia. Le gouvernement commença par ignorer l'influence grandissante des communistes jusqu'en 1964, quand, sous la pression de la droite qui considérait cette République communiste autonome comme une menace, l'armée colombienne fut chargée d'y mettre fin.

Il s'ensuivit l'attaque des guérillas, dispersées, qui se réorganisèrent sous le nom de Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et devinrent le bras militaire officiel du Parti communiste colombien. Ainsi, si les FARC furent crée en 1964, elles furent la résultante des mouvements de guérilla qui avaient commencé en 1948, comme de l'influence idéologique des mouvements communistes de l'époque, comme celle de Cuba.




 http://exemple.xyzblog.com/2.html 

Par alain boyer - Publié dans : information
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 juillet 2008

Forces armées

Révolutionnaires

De Colombie

 

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple (en espagnol « Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia – Ejército del Pueblo »), généralement appelées FARC (l'acronyme exact est FARC-EP), sont la principale guérilla communiste colombienne impliqué dans le conflit armé colombien. Elles ont été créées en 1964 sur les décombres des diverses guerillas qui avaient lieu en Bolivie depuis 1953, après une guerre civile qui avait fait entre 150 000 et 300 000 victimes, essentiellement des paysans.

Les Farc sont créées par Jacobo Arenas, missionné par le Parti communiste colombien, pour chapeauter différents groupes paysans de guérilla repliés dans les montagnes. Jacobo Arenas rallie des chefs paysans non communistes dont le principal est Manuel Marulanda Velez et fait du mouvement la branche armée du Parti communiste colombien. À la mort de son fondateur, Manuel Marulanda prend la tête du mouvement fortement encadré par des cadres communistes comme Raul Reyes formé en République démocratique allemande sous influence soviétique. Mais rapidement, l'armée capture deux tiers des effectifs révolutionnaires, mal équipés. Le savoir-faire militaire viendra par la suite, avec l'argent de la drogue et la banalisation des paradis fiscaux qui permettent aux chefs des FARC de disposer de comptes bancaires secrets.

 Les années 80 marqueront un tournant avec le trafic de drogue et le début des enlèvements contre rançon. Selon Jean-Jacques Kourliandsky, spécialiste de l'Amérique latine à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) Marulanda n'était pas un idéologue mais "avant tout un militaire" donc "très pragmatique." Sous sa direction, les FARC s'associent avec les cartels. Les narcotrafiquants produisent la cocaïne sur les territoires dont les Farc ont le contrôle et leur offrent en contrepartie une partie des bénéfices.

Après une période où l'activité révolutionnaire est mise en sommeil, l'organisation se lance dans les années 1990 dans une relance des actions violentes qui a valu aux Farc d'être désignée en 2005 comme organisation terroriste par les États-Unis[2] et l'Union européenne[3]. La cocaïne devient la première source de financement, après les enlèvements contre rançon et les impôts révolutionnaires .

La politique du président Andres Pastrana qui avait concédé une zone d'influence aux FARC, dans l'espoir d'une paix négociée est un échec. Le nouveau président Alvaro Uribe mène au contraire depuis sa première élection en 2002 une politique de lutte militaire contre la rébellion. En 2008, plusieurs des chefs (dont Manuel Marulanda Velez et Raul Reyes) des FARC meurent ou sont tués. L'enlèvement prolongé de la franco-colombienne Íngrid Betancourt a par ailleurs attiré l'attention de l'opinion internationale sur le conflit.

 Le 5 février 2008, une manifestation contre les FARC a réuni près de deux millions de personnes dans les rues de Bogota [5]. L'idée est venue d'un petit groupe pacifiste militant pour une Colombie sans Farc, sur Facebook, créé par un ingénieur du nord de la Colombie. Aujourd'hui, ce groupe compte plus de 250.000 personnes et a organisé les manifestations géantes du 5 février.

 

 

Par alain boyer - Publié dans : information
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 juillet 2008

samedi 14 juin 2008

Entretien avec Gustavo Moncayo, père de Pablo

Emilio séquestré par les FARC.

 - Dans les derniers jours, vous vous êtes réuni avec les présidents Hugo Chavez et Rafael Correa. De quoi avez-vous parlé ?

Les deux m’ont communiqué leur engagement de continuer de travailler pour la liberté de tous les séquestrés, au-delà des tensions et des frictions qui existent avec le président Uribe.

- Que pensez-vous de l’appel que Chavez a fait aux FARC pour libérer tous les otages, sans conditions ?

Chavez, avec ses erreurs, est un homme d’une énorme qualité humaine, en qui on sent que l’on peut avoir confiance. Ses mots d’hier ont seulement réaffirmé cette impression.

- Il y a moins d’un an, vous avez parlé au président Alvaro Uribe. Quelle impression vous a causé cette rencontre ?

Je ressens de la douleur, de la tristesse et de l’impuissance parce qu’on ne peut pas déposer toute la confiance en son président. C’est un homme arrogant et qui fait étalage de son pouvoir, qui veut imposer sa volonté au-dessus de tout. L’unique manière de lutter avec la tristesse et la frustration que cela provoque est de penser que pourvu que change bientôt ce gouvernement et que le prochain leader ait vraiment une volonté d’atteindre la paix et la libération de tous les séquestrés.

- Le gouvernement d’Uribe ne veut-il pas atteindre l’accord humanitaire ?

Non et il est très facile de le démontrer. Dans le processus de paix du Caguán, les FARC ont unilatéralement libéré 370 soldats. Les 50 premiers en échange de guerrilleros malades et le reste, comme un geste pour atteindre un processus de paix. Aujourd’hui le président Uribe dit que le processus dans le Caguán a été une erreur et c’est pour cela qu’il refuse de libérer (militairement) Floride et Pradera (zone neutre, exigence des FARC). Je lui dis que ce n’a pas été une erreur parce que 370 personnes ont été libérées. Avec seulement un cela aurait déjà été suffisant pour justifier le dialogue : mais c’était 370 !

- Pourquoi croyez-vous qu’il n’y a pas eu plus de progression ?

Parce qu’il y a beaucoup d’intérêt dans ce que la guerre continue. Ce gouvernement se remplit les poches avec l’argent de tout le monde pour combattre la guérilla.

  - Comment était-ce de parler aux dirigeants des FARC durant les négociations du Caguán (1998-2002) ?

 Frustrant. Nous leur demandions de nous donner des preuves de vie, de nous permettre de leur apporter des médicaments, des vêtements et de leur permettre d’étudier dans la forêt. Mais ils nous répondaient toujours la même chose : nous libérerons vos enfants en échange de guérilleros qui sont en prison et qui souffrent aussi. Je pense qu’ils ont aussi un ressentiment. Beaucoup de guérilleros qui ont été arrêtés ont été frappé et torturé. Je crois qu’ils ont la même douleur que moi. Ils défendent leur mouvement et leur gens. C’est pour cela que s’il y a la même douleur, on peut dialoguer et se comprendre.

 María Laura Carpineta, Pagina/12 (Argentine), 10 juin 2008.

Par alain boyer - Publié dans : information
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 juillet 2008

La marche

et la douleur

 Le «Prof» Moncayo est parti défendre sur les routes colombiennes, chaînes au cou et photo de son fils entre les mains. Les premières centaines de kilomètres couvrent ses pieds d’ampoules et frappent de fièvres sa fille et seule accompagnatrice. Mais il n’en est pas à sa première privation.

Depuis le jour de décembre où il a retrouvé les affaires de son fils dans les ruines de Patascoy, il sacrifie son salaire de professeur et sa vie familiale à la lutte pour les otages. Pendant des négociations de paix avortées, entre 1999 et 2002, il voyage une dizaine de fois pour rencontrer les chefs guérilleros, à deux cordillères de sa maison, bientôt hypothéquée. Aucun ne fléchira. En juin 2001, il assiste impuissant à la libération de 349 policiers et soldats prisonniers de la guérilla, suite à un accord ponctuel. Son fils, que les galons rendent précieux aux yeux des ravisseurs, reste à «pourrir dans la jungle».

La longue traversée a apporté à Moncayo un premier réconfort : il a reçu en cours de route les premières images de son fils depuis quatre ans, envoyées par les Farc à une télévision colombienne. Les caméras, qui l’accompagnent bientôt, captent le sourire du pèlerin, et le rendent célèbre dans tout le pays. Le long de la route, où on lui offre gîte et couvert, le marcheur têtu devient le symbole de toutes les victimes du long conflit entre armée, sup­plétifs mafieux ­paramilitaires et guérilla. A Cali, il pleure avec les parents de onze élus locaux captifs depuis 2002, dont les Farc viennent d’annoncer la mort au cours d’une fusillade. Plus loin, des Indiens champions de la résistance pacifique lui font une haie d’honneur.

Partout, des sympathisants ou des proches de disparus, de séquestrés et d’assassinés, frappés par les armées de droite ou de gauche, grossissent le cortège le temps d’une étape, voire, pour une poignée, jusqu’à l’entrée triomphale à Bogotá. A l’arrivée, sur la place principale, où la mairie a dressé une estrade pour le professeur, dos au Parlement, des dizaines de photos sont brandies dans la foule. Le sourire d’un môme, les moustaches d’un capitaine, tous disparus depuis des mois ou des années dans l’indifférence, y évoquent une guerre ignorée par les citadins. «Moncayo a donné un visage à la tragédie colombienne», s’enthousiasment les éditorialistes, qui comparent le «marcheur de la paix» à Gandhi et Luther King.

Par alain boyer - Publié dans : information
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 juillet 2008

Père et fille

le même combat

 Gustavo Moncayo et sa fille, Yuri Tatiana, nous avaient rendu visite les 29 et 30 septembre dernier, à l'occasion de son périple justement nommé: 'La caravane la paix', à travers l'Europe. Gustavo est le papa d'un des séquestrés 'échangeables'. Pablo Emilio a été kidnappé en décembre...1997. Oui, vous avez bien lu, 11 ans otage! Après avoir rallié Bogota, rencontré le président Alvaro Uribe en marchant plus de 1000 km recueillant au passage 2 millions de signatures sur sa pétition 'Pour se revoir', l'infatigable  'Marcheur de la paix', et sa fille âgée d'une vingtaine d'année, à l'invitation de la FICIB, et à bord d'un camping-car, ont parcouru des milliers de kms à travers la France, la Belgique, l'Espagne, l'Italie.

Le 4 décembre 2007, Yuri et son père ont reçu le 'prix national de la paix' de Colombie. Puis, leur marche a repris pour rallier Caracas à partir de la célèbre Place Bolivar, et rencontrer Hugo Chavez. Sa 'caravane' de la paix ne s'arrêtera que lorsque son fils et tous les otages rentreront sains et saufs dans leur famille.

 « L’idée est d’élever nos discours pour la paix en Colombie, porter ce message au monde entier pour qu’ils se lient avec la problématique que vit » le pays andin, a dit Moncayo.

Le « marcheur pour la paix » s’est consacré durant ces dernières années à un activisme déterminé pour obtenir la libération de tous les détenus du groupe rebelle dans son pays.

Par alain boyer - Publié dans : information
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 juillet 2008

Père courage

 



La longue marche d’un père colombien.
Un homme dont le fils est otage a parcouru 900 km pour la libération des prisonniers des Farc. Des milliers de Colombiens ont reçu en héros un marcheur fatigué, barbichu et enchaîné, qu’ils ignoraient il y a deux mois. Gustavo Moncayo, père d’un caporal otage de la guérilla marxiste des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), a fini mercredi à Bogotá sous les vivats son périple «pour la paixx» de plus de 900 kilomètres. Quand il est parti de son village de Sandoná, dans les Andes du sud-ouest du pays, le 17 juin, nombre de ses voisins croyaient à un nouveau coup de folie. Le professeur désespéré, sans nouvelles de son fils depuis trop longtemps, avait décidé de traverser son pays à pied avec quelques pesos pour «défier l’indifférence des Colombienss». Pour cela, il s’était déjà enchaîné à des bâtiments publics, avait menacé de se crucifier. En vain.
Son calvaire a commencé le 21 décembre 1997, quand les guérilleros des Farc ont pris d’assaut la base de Patascoy, et fait prisonniers les 28 militaires survivants. Parmi eux, Pablo Emilio Moncayo allait devenir au fil des ans l’un des plus anciens otages de la guérilla. Le sous-officier est aujourd’hui en tête de la triste liste de prisonniers politiques et militaires, comme Ingrid Betancourt, que les Farc n’accepterait de relâcher que contre leurs combattants prisonniers de l’État.

 

Par alain boyer - Publié dans : information
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

Profil

  • : alain boyer
  • comite-liberation-pablo-emilio-moncayo
  • : Homme
  • : 12/05/1951
  • : FRANCE marseille
  • : Ex journaliste de presse, membre actif du Renouveau-écologique.membre du colecttif Ingind Betancourt Marseille vice-Président de Association Respect Candidat aux élections cantonales Défense Animale

Nouveau Membre

Alexandrescu
jean Claude

Membre du Renouveau-écologique
Trésorier de l'Association Hunamar
nouveau Membre
du Comité de Pabo émilio moncayo

Nouveau Membre

Madame Campione Sébastiana
Présidente
du Renouveau -Ecologique
 Défense animale

Nouveau Membre

Fredy IACONO
Compositeur,Chanteur
du Groupe IACO
vice Président
FA.SOl.DO

COMPTEUR

 
http://www.boosterblog.com
referencement




Glaneur.fr le référenceur http://www.etoile-blog.com/modification.php/upd/a.boyer1234@orange.fr/93389/20080902/








référencement gratuit
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus